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Getting Real



Introduction chapitre 1

Qu'est-ce que Getting Real ?

Vous voulez construire une application web réussie ? Alors il est temps de Get Real. Getting Real est une manière de construire plus simplement, plus rapidement et mieux un logiciel.

Les avantages de Getting Real

Getting Real débouche sur des meilleurs résultats parce que cela vous force à régler les problèmes réels et non les idées que vous vous faites de ces problèmes. Ca vous force à vous confronter à la réalité.

Getting Real renonce aux cahiers des charges fonctionnels et à toute documentation éphémère, au profit de la réalisation de vrais écrans. Les cahiers des charges fonctionnels sont un miroir aux alouettes, une illusion d'accord, alors qu'une page web est réelle. Voilà ce que vos clients vont voir et utiliser. Voilà ce qui est important. Getting real vous y amène plus rapidement. Et vous prenez ainsi des décisions basées sur votre projet plutôt que sur des notions abstraites.

Enfin, Getting Real est une approche idéale pour le logiciel diffusé via le web. L'ancien modèle consistant à envoyer le logiciel dans une boîte et attendre un an ou deux pour fournir une mise à jour est entrain de disparaître. Contrairement aux logiciels installés, les applications en ligne peuvent évoluer en permanence, à un rythme quotidien. Getting real optimise cet avantage.

Comment écrire vigoureusement

L'écriture vigoureuse est concise. Une phrase ne devrait contenir aucun mot inutile, un paragraphe aucune phrase inutile, pour les mêmes raisons qu'un dessin ne devrait avoir aucune ligne inutile et une machine aucune élément inutile. Cela n'implique pas que l'auteur n'écrive que des phrases courtes ou n'évite tout détail et ne traite des sujets que superficiellement, mais que chaque mot compte.

—Extrait de "The Elements of Style" par William Strunk Jr.


Halte aux applications boursoufflées

L'ancienne méthode : un processus long, bureaucratique, on-va-faire-comme-ça-pour-assurer-nos-arrières. Le résultat : un logiciel boursoufflé, dégoulinant de médiocrité, très vite oublié. Beurk.

Getting Real vous débarrasse...

Vous n'avez pas besoin de tonnes d'argent ou d'une équipe pléthorique ou d'un long cycle de développement pour créer de très bons logiciels. Ces éléments sont pour des applicatins lentes, nébuleuses et immuables. Getting real propose une approche opposée.

Dans ce livre, nous vous expliquerons...

Nous nous concentrerons sur les idées générales. Nous ne vous assènerons pas des bouts de code détaillés ou des trucs et astuces sur les CSS. Nous nous en tiendrons aux idées et à la philosophie principales qui gouvernent le processus Geting Real.

Est-ce que ce livre est pour vous ?

Vous êtes commerçant, dessinateur, programmeur ou charge de marketing qui fait naître une idée neuve.

Vous vous rendez compte du fait que les règles du passé ne sont plus d'usage. Est-ce que vous distribuez toujours vos logiciels sur du CD-ROM tous les ans ? Un acte dépassé depuis 2002. Des versions numérotées ? Jetez-les par la fenêtre. Il faut bâtir, déployez, puis faire des ajustements, encore et encore.

Ou peut-être que vous hésitez au sujet du développement agile, mais vous en avez hâte d'en apprendre plus.

Si ces phrases vous décrivent, alors ce livre est écrit pour vous.

Note : Ce livre traite du processus de construction d'une application web, mais un bon nombre des idées qui y sont exprimées sont applicables à d'autres domaines d'activités. Les suggestions concernant les équipes réduites, la conception rapide des prototypes, les itérations anticipées, et toutes les autres présentées ici peuvent servir de manuel, et ce que vous créiez une entreprise, écriviez un livre, designiez un site internet, enregistriez un album ou soyez à l'origine d'autres initiatives. Une fois que vous appliquerez Getting real à un domaine particulier de votre vie, vous verrez comment ces concepts s'appliquent à un large éventail de vos activités.



A propos de 37signals

Notre activité

37signals est une petite équipe qui crée des logiciels simples et ciblés. Nos produits vous aide à collaborer et à vous organiser. Plus de 350 000 personnes et petites entreprises utilisent nos applications en ligne pour *get things done*. Jeremy Wagstaff, du Wall Street Journal, a écrit : "Les produits de 37signals sont des outils incroyablement simples, élégants et intuitifs, qui font passer l'interface d'Outlook pour une chambre de torture." *Our apps never put you on the rack.*

Notre modus operandi

Nous pensons que les logiciels sont trop compliqués. Trop de fonctionnalités, trop de boutons, trop à apprendre. Nos produits font moins que la concurrence — volontairement. Nous construisons des produits qui fonctionnent intelligement, vous autorisent à faire les choses à votre manière et sont simples et agréables à utiliser.

Nos produits

Au moment où nous publions ce livre, nous avons cinq produits commerciaux et un framework de développement web.

Basecamp remet d'aplomb le management de projet. A la place des diagrammes de Gantt, des graphiques fantaisistes et des bilans remplis de statistiques, Basecamp propose de quoi échanger des messages, listes les choses à faire, planifier simplement, écrire à plusieurs et partager des fichiers. A ce jour, des centaines de milliers de personnes confirment que c'est la bonne méthode. Farhad Manjoo de Salon.com a dit "Basecamp symbolyse le futur du logiciel en ligne."

Campfire introduit la discussion de groupe en ligne dans l'environnement professionnel. Les entreprises averties connaissent l'importance que peut avoir *real-time persistent group chat*. La messagerie instatannées traditionnelle est bien pour des rapides chats en tête-à-tête, mais elle est peu pratique pour 3 personnes ou plus en même temps. Campfire résout ce problème et bien d'autres.

Backpack est l'aternative à ces *personal information managers* "organisez votre vie en 25 étapes simples" confus et complexes. L'approche simple de Backpack vis-à-vis des pages, notes, listes de choses à faire et alertes par téléphone/e-mail est une idée innovante dans une catégorie de produits qui souffrent de status-quo-ite. Thomas Weber du Wall Street Journal a dit qu'il s'agit du meilleur produit de sa catégorie et David Pogue du New York Times l'a qualifié d'outil d'organisation "très cool".

Writeboard vous permet d'écrire, de partager, de corriger et de comparer des textes, seul ou avec d'autres. C'est l'alternative idéale aux énormes logiciels de traitement de texte qui sont surpuissants 95% du temps. John Gruber de Daring Fireball a dit : "Writeboard est peut-être l'application en ligne la plus claire et la plus simple que je n'ai jamais vu." Le gourou du Web Jeffrey Zeldman a dit : "Les brillants cerveaux de 37signals ont récidivé."

Ta-da List rassemble en ligne vos listes de choses à faire. Gardez ces listes pour vous ou partagez-les avec d'autres pour une collaboration simplifiée. Il n'y a pas plus simple pour *get things done*. Plus de 100 000 listes avec près de 1 000 000 éléments ont été créées à ce jour.

Ruby on Rails, pour les développeurs, est framework open source de développement web *full-stack* en Ruby pour écrire simplement et rapidement de vraies applications. Rails s'occupe du sale boulot pour que vous vous focalisiez sur votre idée. Nathan Torkington du O'Reilly publishing empire a dit : "Ruby on Rails is incroyable. L'utiliser est comme regarder un film de kung-fu, où une douzaine de méchants frameworks qui s'apprêtaient à écraser le petit nouveau se font éclater de mille manières différentes." On adore cette citation.

Vous pouvez en découvrir plus sur nos produits et notre entreprise sur notre site web www.37signals.com.



Avertissements, démentis, et autres frappes préventives

Histoire de s'en débarasser, voici nos réponses aux reproches que nous entendons de temps en temps :

"Ces techniques ne marchent pas pour moi."

Getting real est une méthode qui a terriblement bien marché pour nous. Ceci étant dit, les idées de ce livre ne s'appliquent pas forcément à tous les projets de la Terre. Si vous construisez un système d'armement, une usine nucléaire, un système bancaire pour des millions de clients, ou d'autres systèmes critiques liés à la santé ou à la finance, vous allez rechigner à adopter notre *laissez-faire attitude*. Allez-y et prenez des précautions supplémentaires.

Et il ne s'agit pas de prendre tout ou rien. Même si vous ne pouvez pas adopter toute notre approche, il y a probablement au moins quelques idées que vous pouvez discrètement mettre en place.

"Vous n'avez rien inventé."

Nous ne prétendons pas avoir inventé ces techniques. Nombre de ces concepts sont dans l'air d'une manière ou d'une autre depuis longtemps. Ne soyez pas susceptibles si vous lisez un conseil et qu'il vous rappelle quelque chose que vous avez déjà lu sur tel blog and dans tel livre publié il y a longtemps. C'est très possible. Ces techniques ne sont pas exclusives à 37signals. Nous vous expliquons juste comment nous travaillons et ce qui a marché pour nous.

"Tout est ou noir ou blanc pour vous."

Si notre ton vous semble un peu "je-sais-tout", soyez indulgent. Nous pensons qu'il est préférable de présenter des idées *in bold strokes than to be wishy-washy about it*. Si cela sonne arrogant ou prétentieux, c'est comme ça. A choisir, nous préferions provoquer plutôt que tout relativiser en rajoutant systématiquement "Ca dépend...". Bien sûr qu'il faut parfois assouplir ou casser ces règles. Et certaines de ces tactiques ne s'appliquent peut-être pas à votre situation. Utilisez votre bon sens et votre imagination.

"Ca ne marchera pas dans mon entreprise."

Vous pensez être trop gros pour affronter la réalité ? Même Microsoft affronte la réalité (et nous doutons que vous êtes plus gros qu'eux).

Même si, classiquement, votre entreprise se base sur des plannings à long terme avec des grosses équipes, il reste des moyens d'affronter la réalité. La première étape est de se diviser en petites unités. Quand trop de gens sont impliqués, rien n'est fait. *The leaner you are, the faster — and better — things get done.*

C'est vrai, cela peut demander des talents de commercial. salesmanship. Parlez du processus d'Affronter la réalité dans votre entreprise. Montrz-leur ce livre. Montrez-leur les résultats que vous pouvez obtenir en moins de temps et avec une plus petite équipe.

Expliquez qu'Affronter la réalité est une manière peu coûteuse et peu risquée de tester de nouveaux concepts. Essayez de voir si vous pouvez * split off from the mothership on a smaller project as a proof of concept. Demonstrate results.*

Ou alors, si vous voulez vraiment y aller au culot, soyez discret. Agissez sans vous faire remarquer et montrez les vrais résultats. C'est l'approche que l'équipe de Start.com a choisi pour Affronter la réalité chez Microsoft. "J'ai vu les gars de Start.com travailler. Ils ne demandent pas la permission", dit Robert Scoble, *Technical Evangelist* chez Microsoft. "Ils ont un chef qui *provides air cover*. *And they bite off a little bit at a time and do that and respond to feedback*."

*Shipping Microsoft's Start.com*

Dans les grandes entreprises, les *processes* et les réunions sont la normes. Plusieurs mois sont consacrés and meetings are the norm. Many months are spent on planning features and arguing details with the goal of everyone reaching an agreement on what is the "right" thing for the customer.

That may be the right approach for shrink-wrapped software, but with the web we have an incredible advantage. Just ship it! Let the user tell you if it's the right thing and if it's not, hey you can fix it and ship it to the web the same day if you want! There is no word stronger than the customer's — resist the urge to engage in long-winded meetings and arguments. Just ship it and prove a point.

Much easier said than done — this implies:

Months of planning are not necessary.
Months of writing specs are not necessary — specs should have the foundations nailed and details figured out and refined during the development phase. Don't try to close all open issues and nail every single detail before development starts.

Ship less features, but quality features.
You don't need a big bang approach with a whole new release and bunch of features. Give the users byte-size pieces that they can digest.

If there are minor bugs, ship it as soon you have the core scenarios nailed and ship the bug fixes to web gradually after that. The faster you get the user feedback the better. Ideas can sound great on paper but in practice turn out to be suboptimal. The sooner you find out about fundamental issues that are wrong with an idea, the better.

Once you iterate quickly and react on customer feedback, you will establish a customer connection. Remember the goal is to win the customer by building what they want.

—Sanaz Ahari, Program Manager of Start.com, Microsoft


Ligne de départ chapter 2

En batir moins

En faire moins que la compétition

Selon la pensée traditionnelle, il faut en faire plus pour faire concurrence aux compétiteurs. Si chez eux, leur logiciel fait quatre taches, naturellement il faut que le votre en fassiez cinq (sinon 15 ou bien 25). S’ils dépensent x dollars il faut en doubler ça. S’ils on 20, il faut avoir 30.

Ce genre de mentalité guerre-froide est une véritable voie sans issue. Pour fabriquer un produit, c’est une méthode défensive et paranoiaque. Une entreprise défensive et paranoiaque ne peut penser en avant ; elle ne peut que penser en arrière. Elle ne conduit pas ; elle suit.

Si vous envisagez batir une entreprise qui ne fait que suivre, il vaudrait mieux poser ce pamphlet tout de suite.

Alors, que faire ? La réponse est tout simplement moins. En faire moins que vos concurrents afin de les battre. Résolvez les problèmes simples, et laissez les autres—les problemes minables et complexes—pour quelqu’un d’autre. Au lieu d’en faire un truc de plus, faites un truc de moins. Au lieu de faire une solution complexe, en faites une de simple.

Nous allons découvrir ce qui veut dire moins à longeur du livre, mais pour débuter, moins veut dire :


C’est quoi ton problème ?

Se batir une solution logicelle

Une méthode sympa pour batir un logicel, c’est de résoudre ses propres défis. Vous en serez l’audience que vous visez, donc vous saurez ce qui a de l’importance et ce qui ne l’a pas. Comme ça vous pourrez partir en avant pour livrez un produit reussi.

La clé c’est de comprendre que vous n’êtes pas seul. Si vous, vous avez ce problème, il est vraisemblable que des centaines de milliers de gens sont là avec vous. Votre marché, il est là ! N’était-ce pas facile ?

Basecamp a eu son origine en réponse à un problème. En tant qu’entreprise en infographie, nous avions besoins d’une méthode simple pour communiquer avec nos clients au sujet de leur projets. Nous avons d’abord accompli cela au moyen des extranets que l’on mettait à date à main. Mais changer le langage HTML à main tout le temps ne marchait pas trop. Ces sites avait tendance à dévolver progressivement pour se faire abandonner. C’était frustrant : ça nous laissait décousus, et nos clients dans le noir.

Alors nous avons commencé a regarder d’autres options. Mais chaque outil qu’on a trouvé 1) ne faisait pas ce dont on avait besoin ; ou 2) était boursoufflé de richesse dont on avait pas du tout besoin, par example la facturation, les diagrammes, etc. Nous avons su qu’il devait y avoir quelque chose de meilleur—donc nous avons décidé de nous le batir.

Quand vous résolvez votre propre problème, vous crééez un outil pour lequel vous sentez de la passion. Cette passion est la clé. Cette passion veut dire que vous vous en servirez et que vous le soignerez. Et ça, c’est la meilleure façon de la reproduire chez les autres.

Prends-toi en main

Le monde source libre a adopté ce maxime il y a longtemps. Pour ces développeurs code source libre, se prendre en main veut dire qu’ils ont accès aux outils à mesure dont ils ont besoin. Mais ce n’est pas la fin.

En tant que développeur d’une nouvelle application, vous devez prendre des centaines de micro-décisions tous les jours. Le bleu ou le vert ? Une table ou bien deux ? Statique ou dynamique ? Abondonner ou réparer ? Comment c’est qu’on fait ces décisions ? S’il s’agit de quelque chose visiblement important, on pourrait poser une question. Pour le reste, on le fait par pifomètre. Toute cette pifométrie s’accumule dans nos applications pour en faire un genre de dette : une dette basée sur un réseau d’assomptions accumulées.

En tant que développeur, je déteste ce scénario. La connaissance de toute ces petites bombes logiques me stresse. Les développeurs code source libre, se prenant en main, ne souffre pas comme moi. Parce on est son propre utilisateurs, on sait la réponse correcte pour 90 % de ces décisions quotidiennes. Je pense que c’est une raison pour laquelle certains de ces gens reviennent à la maison pour faire leur code source libre : c’est cathartique.

—Dave Thomas, The Pragmatic Programmers

Né de la nécessité

Campaign Monitor est né de la nécessité. Pendant des années nous avions été frustrés par la qualité des options visant le marketing par courriel. Un produit ferait x mais non pas z, un autre faisait y et z à merveille mais restait nul pour le x. On ne pouvait pas gagner !

On a décidé de degagé notre agenda pour essayer de batire notre solution de rêve. On essayait conscieusement de ne pas regarder ce que faisait tout le monde ; on voulait batir quelque choses qui pourrait rendre la vie un peu plus facile—pour nous ainsi que pour nos clients.

En fin de compte, nous n’étions pas seul à ne pas être contents quant aux options disponibles. Nous avons faits quelque modifications au logiciel afin que n’importe quel studio d’infographie pourrait l’employé, et nous avons commencé a faire savoir notre solution au monde. En moins de six mois, des millier de dessinateurs utilisaient Campaign Monitor pour envoyer des bulletins électroniques pour eux et leur clients.

—David Greiner, fondateur, Campaign Monitor

Il ne faut pas s'en foutre

Quand vous écrivez un livre, il faut avoir plus qu’une histoire intéressante. Il faut avoir le désir de raconter l’histoire. Vous devez être investi personellement d’une façon ou autre. Si vous allez vivre avec une chose pour deux an, trois ans, le reste de votre vie, il ne faut pas s’en foutre.

—Malcolm Gladwell, écrivain (tiré de A Few Thin Slices of Malcolm Gladwell)


Fund Yourself

Outside money is plan B

The first priority of many startups is acquiring funding from investors. But remember, if you turn to outsiders for funding, you'll have to answer to them too. Expectations are raised. Investors want their money back — and quickly. The sad fact is cashing in often begins to trump building a quality product.

These days it doesn't take much to get rolling. Hardware is cheap and plenty of great infrastructure software is open source and free. And passion doesn't come with a price tag.

So do what you can with the cash on hand. Think hard and determine what's really essential and what you can do without. What can you do with three people instead of ten? What can you do with $20k instead of $100k? What can you do in three months instead of six? What can you do if you keep your day job and build your app on the side?

Constraints force creativity

Run on limited resources and you'll be forced to reckon with constraints earlier and more intensely. And that's a good thing. Constraints drive innovation.

Constraints also force you to get your idea out in the wild sooner rather than later — another good thing. A month or two out of the gates you should have a pretty good idea of whether you're onto something or not. If you are, you'll be self-sustainable shortly and won't need external cash. If your idea's a lemon, it's time to go back to the drawing board. At least you know now as opposed to months (or years) down the road. And at least you can back out easily. Exit plans get a lot trickier once investors are involved.

If you're creating software just to make a quick buck, it will show. Truth is a quick payout is pretty unlikely. So focus on building a quality tool that you and your customers can live with for a long time.

Two paths

[Jake Walker started one company with investor money (Disclive) and one without (The Show). Here he discusses the differences between the two paths.]

The root of all the problems wasn't raising money itself, but everything that came along with it. The expectations are simply higher. People start taking salary, and the motivation is to build it up and sell it, or find some other way for the initial investors to make their money back. In the case of the first company, we simply started acting much bigger than we were — out of necessity...

[With The Show] we realized that we could deliver a much better product with less costs, only with more time. And we gambled with a bit of our own money that people would be willing to wait for quality over speed. But the company has stayed (and will likely continue to be) a small operation. And ever since that first project, we've been fully self funded. With just a bit of creative terms from our vendors, we've never really need to put much of our own money into the operation at all. And the expectation isn't to grow and sell, but to grow for the sake of growth and to continue to benefit from it financially.

—A comment from Signal vs. Noise


Fix Time and Budget, Flex Scope

Launch on time and on budget

Here's an easy way to launch on time and on budget: keep them fixed. Never throw more time or money at a problem, just scale back the scope.

There's a myth that goes like this: we can launch on time, on budget, and on scope. It almost never happens and when it does quality often suffers.

If you can't fit everything in within the time and budget allotted then don't expand the time and budget. Instead, pull back the scope. There's always time to add stuff later — later is eternal, now is fleeting.

Launching something great that's a little smaller in scope than planned is better than launching something mediocre and full of holes because you had to hit some magical time, budget, and scope window. Leave the magic to Houdini. You've got a real business to run and a real product to deliver.

Here are the benefits of fixing time and budget, and keeping scope flexible:

Our recommendation: Scope down. It's better to make half a product than a half-assed product (more on this later).

One, two, three...

How does a project get to be a year behind schedule? One day at a time.

—Fred Brooks, software engineer and computer scientist


Have an Enemy

Pick a fight

Sometimes the best way to know what your app should be is to know what it shouldn't be. Figure out your app's enemy and you'll shine a light on where you need to go.

When we decided to create project management software, we knew Microsoft Project was the gorilla in the room. Instead of fearing the gorilla, we used it as a motivator. We decided Basecamp would be something completely different, the anti-Project.

We realized project management isn't about charts, graphs, reports and statistics — it's about communication. It also isn't about a project manager sitting up high and broadcasting a project plan. It's about everyone taking responsibility together to make the project work.

Our enemy was the Project Management Dictators and the tools they used to crack the whip. We wanted to democratize project management — make it something everyone was a part of (including the client). Projects turn out better when everyone takes collective ownership of the process.

When it came to Writeboard, we knew there were competitors out there with lots of whizbang features. So we decided to emphasize a "no fuss" angle instead. We created an app that let people share and collaborate on ideas simply, without bogging them down with non-essential features. If it wasn't essential, we left it out. And in just three months after launch, over 100,000 Writeboards have been created.

When we started on Backpack our enemy was structure and rigid rules. People should be able to organize their information their own way — not based on a series of preformatted screens or a plethora of required form fields.

One bonus you get from having an enemy is a very clear marketing message. People are stoked by conflict. And they also understand a product by comparing it to others. With a chosen enemy, you're feeding people a story they want to hear. Not only will they understand your product better and faster, they'll take sides. And that's a sure-fire way to get attention and ignite passion.

Now with all that said, it's also important to not get too obsessed with the competition. Overanalyze other products and you'll start to limit the way you think. Take a look and then move on to your own vision and your own ideas.

Don't follow the leader

Marketers (and all human beings) are well trained to follow the leader. The natural instinct is to figure out what's working for the competition and then try to outdo it — to be cheaper than your competitor who competes on price, or faster than the competitor who competes on speed. The problem is that once a consumer has bought someone else's story and believes that lie, persuading the consumer to switch is the same as persuading him to admit he was wrong. And people hate admitting that they're wrong.

Instead, you must tell a different story and persuade listeners that your story is more important than the story they currently believe. If your competition is faster, you must be cheaper. If they sell the story of health, you must sell the story of convenience. Not just the positioning x/y axis sort of "We are cheaper" claim, but a real story that is completely different from the story that's already being told.

Seth Godin, author/entrepreneur (from Be a Better Liar)

What's the key problem?

One of the quickest ways to get yourself into trouble is to look at what your competitors are doing. This has been especially true for us at BlinkList. Since we launched there have been about 10 other social bookmarking services that have been launched. Some people have even started to generate spreadsheets online with a detailed feature by feature comparison.

However, this can quickly lead one astray. Instead, we stay focused on the big picture and keep asking ourselves, what is the key problem we are trying to solve and how can we solve it.

—Michael Reining, co-founder, MindValley & Blinklist


It Shouldn't be a Chore

Your passion — or lack of — will shine through

The less your app is a chore to build, the better it will be. Keep it small and managable so you can actually enjoy the process.

If your app doesn't excite you, something's wrong. If you're only working on it in order to cash out, it will show. Likewise, if you feel passionately about your app, it will come through in the final product. People can read between the lines.

The presence of passion

In design, where meaning is often controversially subjective or painfully inscrutable, few things are more apparent and lucid than the presence of passion. This is true whether the design of a product delights you or leaves you cold; in either case it's difficult not to detect the emotional investment of the hands that built it.

Enthusiasm manifests itself readily of course, but indifference is equally indelible. If your commitment doesn't encompass a genuine passion for the work at hand, it becomes a void that is almost impossible to conceal, no matter how elaborately or attractively designed it is.

—Khoi Vinh, Subtraction.com

The bakery

American business at this point is really about developing an idea, making it profitable, selling it while it's profitable and then getting out or diversifying. It's just about sucking everything up. My idea was: Enjoy baking, sell your bread, people like it, sell more. Keep the bakery going because you're making good food and people are happy.

—Ian MacKaye, member of Fugazi and co-owner of Dischord Records
(from Salon.com People | Ian MacKaye)


Restez léger chapter 3

Moins de poids

Plus vous êtes léger, plus le changement est facile

Plus un objet est lourd, plus il faut d'énergie pour changer sa direction. C'est aussi vrai dans le monde des affaires.

En matière de technologie internet, les changements doivent être faciles et bon marché. Si vous ne pouvez pas apporter de changements à la volée, vous serez dépassés par ceux qui le peuvent. C'est pourquoi vous devez éliminer la surcharge pondérale.

La masse est accrue par...

La masse est réduite par...

Avec moins de poids vous pouvez changer de direction rapidement. Vous pouvez réagir et évoluer. Vous pouvez vous concentrer sur les bonnes idées et laisser tomber les mauvaises. Vous pouvez écouter et apporter des réponses à vos clients.Vous pouvez intégrer de nouvelles technologies sans attendre. Vous conduisez un canot au lieu d'un porte-avions. Savourez !

Imaginez par exemple une entreprise plus légère, moins lourde qui a conçu un produit avec moins de code et moins de fonctionnalités. En face, une société plus grosse qui possède un produit avec un nombre significatif de fonctionnalités supplémentaires et plus de lignes de code. Et maintenant, arrive une nouvelle technologie comme Ajax, ou un nouveau concept comme les mots-clés (tags). Qui va pouvoir mettre à jour son produit en premier ? L'équipe avec plus de code, plus de fonctionnalités et une feuille de route à 12 mois, ou l'équipe avec moins de code et de fonctionnalités, et des processus centrés sur "faisons maintenant ce que nous devons faire maintenant" ?

Il est évident que l'entreprise plus légère est en meilleure position pour s'adapter aux véritables exigences du marché. Les entreprises plus grosses seront probablement encore en train de discuter des changements ou de les faire passer dans des processus bureaucratiques bien après que l'entreprise légère aura franchi le pas. L'entreprise légère aura deux métros d'avance alors que l'entreprise plus lourde en sera encore à s'interroger sur la ligne à emprunter.

Les entreprises agiles et légères peuvent à tout moment modifier radicalement leur modèle économique, leur produit, la liste des fonctionalités et leur message marketing. Elles peuvent faire des erreurs et les corriger rapidement. Elles peuvent changer leurs priorités, leur combinaison de produits et leurs centres d'intérêt. Et encore plus important, elles peuvent changer d'avis.



Réduisez le coût du changement

Restez flexibles en réduisant les freins au changement

Le changement est votre meilleur ami. Plus les changements sont coûteux, moins vous aurez envie d'en faire. Si vos compétiteurs peuvent changer plus vite que vous, vous partez avec un sacré handicap. Et si le changement devient trop cher, vous êtes mort.

Voilà pourquoi rester léger est une aide précieuse. Pouvoir changer pour quelques centimes, est l'un des attributs des petites équipes que les grosses n'auront jamais. Là, les gros poissons envient les petits. Ce qui prendre à une équipe nombreuse dans une grande entreprise des semaines à modifier ne prendra peut-être qu'une journée dans une équipe petite et légère. Cet avantage n'a pas de prix. Changer vite et pour pas cher est l'arme secrète des petits.

Souvenez-vous en : tout l'argent, tout le marketing, toutes les équipes du monde ne vous achèteront pas la souplesse d'être petit.

En matière de technologie du web, les changeents doivent être simple et bon marché. Si vous ne pouvez changer à la volée, vous perdrez du terrain sur ceux qui en sont capables. C'est pourquoi vous devez vous astreindre à rester léger.

Génération spontanée

La génération spontanée est un des principes fondateurs de l'agilité, et celui qui se rapproche le plus de la magie. Les propriétés de la génération spontanée ne sont pas conçues ou proposées, elles apparaissent comme un résultat dynamique du reste du système. Le terme génération spontanée peut se comprendre comme occurrence imprévue. Il n'est pas possible de la planifier ou de la prévoir, mais vous pouvez mettre en place un environnement qui va permettre que cette génération spontanée se produise, et en bénéficier.

Un exemple classique de génération spontanée peut se trouver dans les vols d'oiseaux. Une simulation informatique en pourrait être composée de deux ou trois règles simples (du genre "ne vous volez pas dans les plumes") et soudain vous vous trouvez avec un comportement très complexe comme celui des oiseaux qui vont et viennent gracieusement dans le ciel, se reformant après les obstacles et ainsi de suite. Aucun de ces comportements n'est spécifié dans les règles. Il émerge des interactions du système.

Des règles simples, comme dans les simulations du comportement des oiseaux, amènent des comportements complexes. Les règles complexes, comme les lois fiscales de la plupart des pays, générent des comportements stupides.

De nombreuses pratiques dans le domaine du développement logiciel ont comme effet collatéral malheureux d'éradiquer toute opportunité de génération spontanée. La plupart des tentatives d'optimisation - figer explicitement les choses - réduit l'étendue et la diversité des interactions et des relations, qui constitue la matière première de la génération spontanée. Dans l'exemple des oiseaux, comme dans tout système bien conçu, ce sont les interactions et les relations qui créent des comportements intéressants.

Plus nous encadrons les choses, moins il reste de place pour des solutions créatives et émergentes. En figeant l'expression de besoin avant qu'elle soit bien intégrée, ou en optimisant prématurément le code, en inventant une navigation complexe ou des scénarios de workflow avant que les utilisateurs aient pu jouer avec le système, le résultat est le même : un système inutilement complexe et stupide, au lieu d'un système clair et élégant qui laisse toute sa place à la génération spontanée.

Faites léger. Faites simple. Laissez les choses se produire.

—Andrew Hunt, The Pragmatic Programmers


Les trois mousquetaires

Une équipe de trois personnes pour votre version 1.0

Pour la première version de votre application, commencez avec une équipe de trois personnes. Ce nombre magique vous permettra d'avoir suffisamment de ressources tout en vous gardant léger et agile. Commencez avec un développeur, un designer et touche à tout (quelqu'un qui puisse passer d'un métier à l'autre).

Bien sûr bâtir une application avec si peu de monde est un challenge. Mais si vous avez la bonne équipe, ça en vaut la peine. Des individus talentueux n'ont pas besoin de ressources infinies. Ils s'astreignent à travailler avec des contraintes et à utiliser leur créativité pour résoudre les problèmes. Votre manque de personnel vous obligera à faire des compromis plus tôt dans le processus, et c'est une bonne chose. Cela vous forcera à choisir vos priorités au démarrage, et pas quand il sera trop tard. Vous pourrez communiquer sans vous demander constamment qui n'est pas dans la boucle.

Si vous ne pouvez pas construire votre version avec trois personnes, vous devez changer les individus ou réduire vos ambitions. Souvenez-vous que rester simple et petit pour votre première version ne pose pas de problème. Vous verrez rapidement si votre idée tient la route, et si c'est le cas, vos fondations seront simples et solides.

La loi de Metcalfe et les équipes de projet

Gardez l'équipe aussi petite que possible. La loi de Metcalfe, qui dit que "la valeur d'un système de communication croit avec le carré du nombre d'utilisateurs de ce système" comporte un corollaire en ce qui concerne les équipes de projet : l'efficacité d'une équipe est approximativement inverse au carré du nombre de membres de cette équipe. Je commence à penser qu'une équipe de trois personnes est idéale pour un produit en version 1.0 Commencez par réduire le nombre de personnes que vous voulez ajouter à une équipe, et continuez à le réduire.

—Marc Hedlund, entrepreneur en résidence chez O'Reilly Media

Flux de communication

La communication passe mieux dans les petites équipes que dans les grosses. Si ous êtes seul sur un projet, la communication est simple. Le seul canal de communication, c'est entre votre client et vous. Le nombre de canaux de communication augmente parallèlement au nombre de personnes sur le projet. L'augmentation n'est pas linéaire, mais exponentielle, proportionnellement au carré du nombre de personnes.

—Steve McConnell, Ingénieur Logiciel en Chef chez Construx Software Builders Inc.
(de Less is More: Améliorer la productivité grâce aux petites équipes)


Acceptez les contraintes

Les limitations doivent vous mener vers des solutions créatives

Vous n'avez jamais assez pour avancer. Pas assez de temps. Pas assez d'argent. Pas assez de monde.

C'est une bonne chose.

Au lieu de vous angoisser à l'idée de ces contraintes, acceptez les. Qu'elles soient votre guide. Les contraintes sont le moteur de l'innovation, et vous obligent à rester concentrés. Plutôt que d'essauer de les éliminer, utilisez-les à votre avantage.

Lorsque 37signals bâtissait Basecamp, nous avions de nombreuses limitations. Nous devions :

Nous avions le blues du "pas assez". Alors nous avons réduit la taille de notre assiette. De cette façon, nous ne pouvions pas en mettre trop dessus. Nous avons divisé des tâches complexes en petits bouts que nous prenions l'un après l'autre. Nous avons avancé pas à pas et hiérarchisé en marchant.

Cela nous a forcé à trouver des solutions créatives. Nous avons abaissé le coût des changements en écrivant toujours moins de code. Nous avons écrit juste ce qu'il fallait de fonctionnalités pour que nos clients puissent résoudre leurs problèmes à leur manière, et nous en sommes restés là. Le décalage horaire et la distance a rendu notre communication plus efficace. Plutôt que de se réunir, nous avons privilégié le courrier électronique, ce qui nous a forcé à rester concis.

Les contraintes sont souvent des avantages qui ne disent pas leur nom. Oubliez le capital-risque, les cycles de mise sur le marché interminables, et les embauches rapides. Travaillez plutôt avec ce que vous avez.

Combattez le mildiou

Le "mildiou fonctionnel", tel le champignon sur une plante, se développe progressivement et rend flou le contour du produit tout en en en abosrbant l'essence même. L'antidote au mildiou fonctionnel, c'est bien sûr un planning contraignant. Grâce à lui, vous éliminerez les fonctions en fonction du temps qu'il faudrait à les implémenter. Mais souvent, les fonctions les plus utiles sont aussi celles qui prennent le plus de temps à développer. Ainsi, la combinaison du mildiou fonctionnel et du planning produit des logiciels comme on les aime, composés de de fabuleuses quantités de fonctions inutiles.

—Jef Raskin, écrivain (tiré de "Pourquoi le logiciel est comme il est")


Soyez vous-même

Différentiez-vous des engtreprises plus importantes en étant amical et personnel

De nombreuses petites entreprises font l'erreur d'essayer de paraître grosses. Comme si elle voyaient leur petite taille comme une faiblesse à cacher. Dommage. Etre petit présente des avantages majeurs, particulièrement en terme de communication

Les petites entreprises génèrent moins de formalités, moins de bureaucratie, et plus de liberté. Les petites entreprises sont par nature plus proches de leurs clients. Cela signifie qu'elles communiquent de façon plus directe et plus personnalisée avec leurs clients. Si vous êtes petit, vous pouvez employer des mots de tous les jours plutôt que du jargon. Votre site et votre produit peuvent avoir figure humaine, plutôt que de ressembler à un drone de la Worldwide Company. Etre petit vous permet de parler à vos clients sans condescendance.

Il y a également des avantages en ce qui concerne la communication interne. Vous pouvez oublier les formalités. Pas de processus compliqués et de signatures multiples à chaque étape. Tous les perticipants à l'aventure peuvent parler ouvertement et honnêtement. Ce flux d'idées non censuré est l'un des gros avantages à rester petit.

Dites fièrement la vérité

Même si vous pensez qu'un client peut être trompé par des chiffres fantaisistes sur le nombre de vos collaborateurs ou l'étendue de votre offre, les clients fûtés, ceux que vous voulez réellement, apprendrons toujours la vérité - que ce soit par intuition ou déduction. A ma grande honte, j'ai joué le jeu des mensonges cousus de fil blanc dans le passé, et cela n'a jamais débouché sur ce qui compte le plus dans une entreprise : des relations gagnant - gagnant, pleines et durables avec des gens qui ont vraiment besoin du service que vous offrez. Il aurait été plus profitable d'annoncer avec fierté la taille exacte et l'étendue des services offerts par l'entreprise.

—Khoi Vinh, Subtraction.com

A n'importe quel moment

Quel que soit votre activité, un service client de qualité sera la requête n°1 de vos clients. Nous l'exigeons pour les services que nous utilisons, alors pourquoi en serait-il autrement pour nos propres clients ? Dès le départ, nous avons permis à nos clients de nous contacter facilement, pour toutes les questions qu'ils pourraient avoir. Nous affichons sur notre site web un numéro gratuit qui est transféré automatiquement sur nos portables, et sur nos cartes de visites nous indiquons nos numéros de portable. Nous assurons à nos clients qu'ils peuvent nous joindre à tout moment, quel que soit leur problème. Nos clients apprécient cette marque de confiance, et personne n'en a jamais abusé.

—Edward Knittel, Directeur des Ventes et du Marketing, KennelSource


Priorités chapitre 4

Quelle est la grande idée

Distingue-toi des grandes compagnies en étant personnel et amical

Définir explicitement une vision de votre application en un point Que représente votre application ? De quoi s’agit-il ? Avant de commencer à concevoir ou à coder vous avez besoin de savoir le but de votre produit — la vision. Pensez-grand. Pourquoi existe-elle? Que ce qui la distingue des autres produits similaires?

La vision guidera vos décisions et vous permettra de rester consistent. Chaque fois que vous avez un nouveau morceau à coller, dites, « Sommes-nous fidèles à la vision ? »

Votre vision doit aussi être brève. Une phrase doit être assez suffisante pour résumer l’idée derrière. En voila la vision derrière chacun de nos produits :

Par exemple, avec Basecamp la vision était “La gestion de projets est communication.” Nous avons fortement resenti que dans un projet une vraie communication conduit à l’appartenance globale, l’implication, l investissement, et l’élan. Elle ramène tout le monde à la même page pour travailler pour la réalisation d’un objectif commun. Nous savions que si Basecamp va pouvoir accomplir cette tache, tout le reste suivra.

Cette vision nous a conduit à garder Basecamp aussi ouverte et transparente que possible. Au lieu de limiter la communication à l’intérieur d’une société, nous y procurant l’accès aux clients. Nous avons pensé moins aux permissions et plus à encourager tous les participants à prendre part. Cette vision est la raison pour laquelle nous avons mis de côté les diagrammes, les graphes, les tables, les rapports, les statistiques, et les feuilles de bilan et en contre partie nous avons mis l’accent sur les priorités de communication tel que les messages, les commentaires, les to-do listes, et le partage de fichiers. Faites la bonne décision sur votre vision en amont et toutes vos futures décisions seront plus faciles.

La philosophie de Whiteboard

Andy Hunt et moi avons écris un commutateur pour les transactions des cartes de crédit. Une nécessité majeure était que l’utilisateur d’une carte de débit ne doit pas avoir la même transaction appliquée deux fois à leur compte. En d’autres mots, quelques soit le type de défaillance qui survienne, l’erreur doit être plutôt de ne pas traiter la transaction que de traiter une transaction dupliquée.

Ainsi, nous avons écris notre tableau partagé en grandes lettres : Se tromper pour l’avantage des utilisateurs.

Elle était suivie d’une demi douzaines d’autres maximes. Conjointement, ces maximes ont guidées toutes les décisions difficiles que vous avez à prendre lorsque vous construisez quelque chose de complexe. Ensemble, ces lois donnent à votre application une forte cohérence interne et une bonne consistance externe.

—Dave Thomas, The Pragmatic Programmers

Make Mantra

Les organisations ont besoin de guides. Elles ont besoin de lignes de conduite; chaque jour les employés quand ils se réveillent ont besoin de savoir pourquoi ils vont au travail. Cette ligne de conduite doit être concise et douce, et tout entouré de : Pourquoi vous existez? Que-ce-qui vous motive ? J’appelle ça une incantation — une description en trois ou quatre mots du pourquoi vous existez.

Guy Kawasaki, auteur (de Make Mantra)


Au début ignorez les détails

Travaillez du plus grand au plus petit

Nous sommes fous au sujet des détails

La réussite et la satisfaction sont dans les détails

Cependant, la réussite n’est pas la seule chose que vous allez retrouver dans les détails. Vous allez aussi retrouver la stagnation, le mécontentement, les réunions, et les délais. Ses choses peuvent saper le moral et diminuer vos chances de réussite.

Combien de fois vous vous êtes retrouvé collé toute une journée avec un seul élément de conception graphique ou de code? Combien de fois vous avez réalisé que votre avancement que vous avez réalisé aujourd’hui n’est pas un avancement réel ? Ceci arrive lorsque vous vous concentrez sur les détails trop tôt dans le processus. Il y a beaucoup de temps pour être perfectionniste. Juste le faire plus tard.

Ne vous souciez pas des la taille de la fonte des entêtes la première semaine. Vous n’avez pas besoin de fixer cette nuance de vert la deuxième semaine. Vous n’avez pas besoin de déplacer ce bouton « submit » à droite de trois pixels la troisième semaine. Pour l’instant, juste ayez les choses affichées dans la page. Puis, utilisez-la. Assurez-vous qu’elle fonctionne. Plus tard, vous aller pouvoir l’ajuster et la perfectionner.

Les détails se révèlent par l’utilisation de ce que vous construisez. Vous allez vous apercevoir de ce qui a besoin de plus d’attention. Vous allez sentir ce qui manque. Vous allez savoir quels nids de poule rembler avant parce que vous allez les détester. C’est à ce moment la que vous avez besoin de faire attention, pas avant.

Le diable est dans les détails

Je me suis réellement sortie de l’attitude «aller aux détails tout-de-suite » après que j’ai pris quelques cours de dessin… Si vous commencez à dessiner les détails tout-de-suite vous pouvez être sûr que le dessin sera moche. En effet, vous êtes complètement à côté de la plaque.

Vous devez commencer par la détermination des bonnes proportions pour toute la scène. Ensuite représenter grossièrement dans votre scène les objets allant des plus grands aux plus petits. A ce point, le croquis doit être très général. Puis vous pouvez procéder à l’ajout d’ombre ce qui consiste à ajouter du volume à la vie. Vous commencez seulement par trois tonalités (clair, moyen, sombre). Ceci vous donnera un croquis tonal. Ensuite pour chaque portion de votre dessin vous réévalué trois tonalités nuancées et les appliquer. Faites le jusqu’à ce que les volumes apparaissent (requis plusieurs itérations)…

Travaillez du plus grand au plus petit. Toujours

—Patrick Lafleur, Creation Objet Inc. (de Signal vs. Noise)


C’est un problème lorsque c’est un problème

Ne perdez pas votre temps dans les problèmes vous n’en avez pas encore

Avez-vous réellement besoin de vous soucier de la mise en échelle à 100,000 utilisateurs aujourd’hui si ça va vous prendre deux ans à y arriver à ce chiffre ?

Devez-vous réellement recruter huit programmeurs si vous avez seulement besoin de trois ?

Avez-vous réellement besoin de 12 serveurs derniers cri maintenant si vous pouvez tourner sur deux pour un an ?

Met lui juste les ailles

Les gens souvent passent beaucoup de temps à essayer de résoudre des problèmes qu’ils n’ont pas encore. Ne le faites pas. Bordel, nous avons lancé Basecamp sans la possibilité de facturer les clients ! Du moment le produit est facturé mensuellement, nous savons que nous avons 30-jours de marge pour le faire. Nous avons utilisé ce temps pour résoudre des problèmes plus urgents et ensuite, après le lancement, nous avons abordé la facturation. Ça a bien marché (et ça nous a forcé à utiliser une solution simple sans les cloches et les sifflements inutiles).

Ne suez que lorsque vous le devez. Ne sur-construisez pas. N’augmenter pas le matériel et les logiciels plus que nécessaire. Si vous ralentissez pour une semaine ou deux ce n’est pas la fin du monde. Juste soyez honnête : expliquez à vos clients que vous éprouvez quelques difficultés. Ils ne devront pas s’affoler mais ils vont apprécier la franchise.

En résumé : Prenez les décisions juste à temps, quand vous avez accès aux vrais informations dont vous avez besoin. Entre temps, vous allez être capable de prodiguer l’attention aux choses qui exigent une prise en charge immédiate.



Contractez les bons clients

Trouvez le bon marché pour votre application et concentrez-vous seulement sur eux

Le client n’a pas toujours raison. La vérité est que vous avez à sélectionner ceux qui ont raison et ceux qui ont tord pour votre application. La bonne nouvelle est que l’internet rend la tâche de trouver les bonnes personnes plus facile que jamais.

Si vous essayez de plaire à tout le monde, vous n’allez plaire à personne

Lorsque nous avons construit Basecamp nous avons concentré notre marketing sur les sociétés de conception. Mais en rétrécissant notre marché de cette manière, nous l’avons rendu plus probable d’attirer des clients passionnés qui, en retour, vont évangéliser le produit. Reconnaissez pour qui votre application est réellement faite et concentrer vous à leur plaire.

Le meilleur appel que nous n’avons jamais fait

La décision de viser via Compaign Monitor strictement le marché de conception Web était le meilleur appel que nous avons jamais fait. Ça nous a permis d'identifier facilement quelles seront les fonctionnalités qui vont être vraiment utiles, et d'une manière primordiale, quelles fonctionnalités mettre de côté. Non seulement nous avons attiré plus de clients en visant un plus petit groupe de personnes mais aussi ces clientes ont tous des besoins semblables ce qui facilite énormément notre travail. Il ya des fonctionnalités dans Compaign Monitor qui seraient inutiles pour tout le monde sauf pour un concepteur Web.

 

Se concentrer sur un marché principal rend la tâche de parler de votre logiciel plus facile.  Maintenant que nous avons une audiance étroitement définie, nous pouvons faire de la publicité dans les endroits qu'ils fréquentent sur le Web, publier des articles qu'ils vont trouver intéressant, et généralement construire une communauté autour de notre produit.

—David Greiner, fondateur de, Campaign Monitor


Agrandissez plustard

Vous n’avez pas encore de problème de mise en échelle

« Est ce que mon application va tenir bon lorsque des millions de personnes commenceront à l’utiliser ? »

Vous savez quoi ? Attendez jusqu’à ce que cette situation arrive. Si vous avez un très grand nombre de personnes qui surchargent votre système alors Aïe! Ça c’est un bon problème à avoir. La vérité est que la plupart des applications Web ne vont jamais atteindre ce niveau. Et même si vous commencez à l’avoir surchargée ce n’est souvent pas une question de tout-ou-rien. Vous allez avoir le temps d’ajuster et fixer le problème. De plus, vous allez avoir des données plus réelles et des benchmarks après le lancement que vous allez pouvoir utiliser pour retrouver les parties qui ont besoins d’être adressées.

Par exemple, nous avons lancé Basecamp sur un seul serveur la première année. Bascamp on s’y est pris avec une simple mise en place, ça a seulement pris une semaine pour l’implémentation. Nous n’avons pas commencé avec un cluster de 15 boites ou passer des mois à se soucier de la mise en échelle.

Avons-nous eu des problèmes ? Quelques-uns. Mais nous avons réalisé que la plupart des problèmes que nous avons redoutés, comme un court ralentissement, n’étaient pas vraiment de grande importance pour les clients. Aussi longtemps que vous gardez les clients dans la boucle, et que vous êtes honnêtes concernant la situation, ils vont comprendre. En prenant du recul, nous somme tout à fait heureux de ne pas avoir retardé le lancement pendant des moins en attendant de créer « l’installation parfaite ».

Au début, rendez la construction d’un noyau solide votre priorité au lieu d’être obsédé par la mise en échelle et les parcs de serveurs. Créez une très bonne application ensuite souciez vous de ce qui doit être fait une fois qu’elle devient un grand succès. Si non, vous allez perdre votre énergie, votre temps, votre argent à fixer quelque chose qui ne sait jamais produite.

Croyez-le ou pas, le plus grand problème n’est pas la mise en échelle, mais d’arriver au point où vous allez avoir besoin d’élargir. Sans le premier problème vous n’allez pas avoir le deuxième.

Dans tous les cas vous avez à réviser

Le fait est que chacun a un problème de mise en échelle, personne ne peut résoudre le problème avec son service allant de zéro à quelques millions d’utilisateurs sans réviser presque chaque aspect de sa conception et de son architecture.

—Dare Obasanjo, Microsoft (de Scaling Up and Startups)


Faire des logiciels opiniés

Votre application doit prendre des facettes

Quelques personnes pensent que le logiciel devrait être agnostique. Ils disent que c’est arrogant de la part des développeurs de limiter les fonctionnalités ou ignorer les demandes de fonctionnalités. Ils disent le logiciel doit toujours être aussi flexible que possible.

Nous pensons que c’est une connerie. Le meilleur logiciel a une vision. Le meilleur logiciel a des facettes. Quand quelqu’un utilise un logiciel, il ne cherche pas seulement les fonctionnalités, il cherche une approche. Ils cherchent une vision. Décidez quelle est votre vision et exécutez-la.

Et souvenez vous, s’ils n’aiment pas votre vision il a beaucoup d’autres visions ailleurs pour les gens. Ne courtisez jamais du monde qui ne sera jamais heureux.

Un bon exemple est la conception originale du wiki. Ward Cunningham et des amis ont délibérément dépouillé le wiki de plusieurs fonctionnalités qui ont été considérées dans le passé comme partie intégrante de la documentation de la collaboration. Au lieu d’attribuer chaque changement dans le document à une certaine personne, ils ont supprimé beaucoup de la représentation visuelle de l’appartenance. Ils ont rendu le contenu moins personnel et avec moins d’informations sur la chronologie des modifications. Ils ont décidé qu’il n’était pas important qui a écrit le contenu ou quand il a été écrit. Et ça a fait toute la différence. Cette décision à stimulé le sens de partage communautaire et était l’ingrédient principal dans le succès de Wikipedia.

Nos applications ont suivie un parcours similaire. Elles n’essaient pas d’être tout pour tout le monde. Elles ont une attitude. Elles recherchent des clients qui sont présentement des partenaires. Elles parlent aux gens qui partagent notre vision. Vous êtes soit à l’intérieur du bus ou à l’extérieur.



Feature Selection chapter 5

Half, Not Half-Assed

Build half a product, not a half-ass product

Beware of the "everything but the kitchen sink" approach to web app development. Throw in every decent idea that comes along and you'll just wind up with a half-assed version of your product. What you really want to do is build half a product that kicks ass.

Stick to what's truly essential. Good ideas can be tabled. Take whatever you think your product should be and cut it in half. Pare features down until you're left with only the most essential ones. Then do it again.

With Basecamp, we started with just the messages section. We knew that was the heart of the app so we ignored milestones, to-do lists, and other items for the time being. That let us base future decisions on real world usage instead of hunches.

Start off with a lean, smart app and let it gain traction. Then you can start to add to the solid foundation you've built.



It Just Doesn't Matter

Essentials only

Our favorite answer to the "why didn't you do this or why didn't you do that?" question is always: "Because it just doesn't matter." That statement embodies what makes a product great. Figuring out what matters and leaving out the rest.

When we launched Campfire we heard some of these questions from people checking out the product for the first time:

"Why time stamps only every 5 minutes? Why not time stamp every chat line?" Answer: It just doesn't matter. How often do you need to track a conversation by the second or even the minute? Certainly not 95% of the time. 5 minute stamps are sufficient because anything more specific just doesn't matter.

"Why don't you allow bold or italic or colored formatting in the chats?" Answer: It just doesn't matter. If you need to emphasize something use the trusty caps lock key or toss a few ***'s around the word or phrase. Those solutions don't require additional software, tech support, processing power, or have a learning curve. Besides, heavy formatting in a simple text-based chat just doesn't matter.

"Why don't you show the total number of people in the room at a given time?" Answer: It just doesn't matter. Everyone's name is listed so you know who's there, but what difference does it make if there's 12 or 16 people? If it doesn't change your behavior, then it just doesn't matter.

Would these things be nice to have? Sure. But are they essential? Do they really matter? Nope. And that's why we left them out. The best designers and the best programmers aren't the ones with the best skills, or the nimblest fingers, or the ones who can rock and roll with Photoshop or their environment of choice, they are the ones that can determine what just doesn't matter. That's where the real gains are made.

Most of the time you spend is wasted on things that just don't matter. If you can cut out the work and thinking that just don't matter, you'll achieve productivity you've never imagined.



Start With No

Make features work hard to be implemented

The secret to building half a product instead of a half-ass product is saying no.

Each time you say yes to a feature, you're adopting a child. You have to take your baby through a whole chain of events (e.g. design, implementation, testing, etc.). And once that feature's out there, you're stuck with it. Just try to take a released feature away from customers and see how pissed off they get.

Don't be a yes-man

Make each feature work hard to be implemented. Make each feature prove itself and show that it's a survivor. It's like "Fight Club." You should only consider features if they're willing to stand on the porch for three days waiting to be let in.

That's why you start with no. Every new feature request that comes to us — or from us — meets a no. We listen but don't act. The initial response is "not now." If a request for a feature keeps coming back, that's when we know it's time to take a deeper look. Then, and only then, do we start considering the feature for real.

And what do you say to people who complain when you won't adopt their feature idea? Remind them why they like the app in the first place. "You like it because we say no. You like it because it doesn't do 100 other things. You like it because it doesn't try to please everyone all the time."

"We Don't Want a Thousand Features"

Steve Jobs gave a small private presentation about the iTunes Music Store to some independent record label people. My favorite line of the day was when people kept raising their hand saying, "Does it do [x]?", "Do you plan to add [y]?". Finally Jobs said, "Wait wait — put your hands down. Listen: I know you have a thousand ideas for all the cool features iTunes could have. So do we. But we don't want a thousand features. That would be ugly. Innovation is not about saying yes to everything. It's about saying NO to all but the most crucial features."

—-Derek Sivers, president and programmer, CD Baby and HostBaby
(from Say NO by default)


Hidden Costs

Expose the price of new features

Even if a feature makes it past the "no" stage, you still need to expose its hidden costs.

For example, be on the lookout for feature loops (i.e. features that lead to more features). We've had requests to add a meetings tab to Basecamp. Seems simple enough until you examine it closely. Think of all the different items a meetings tab might require: location, time, room, people, email invites, calendar integration, support documentation, etc. That's not to mention that we'd have to change promotional screenshots, tour pages, faq/help pages, the terms of service, and more. Before you know it, a simple idea can snowball into a major headache.

For every new feature you need to...



Can You Handle It?

Build something you can manage

If you launch an affiliate program do you have the systems in place to handle the accounting and payouts? Maybe you should just let people earn credit against their membership fees instead of writing, signing, and mailing a check each month.

Can you afford to give away 1 gb of space for free just because Google does? Maybe you should start small at 100 mb, or only provide space on paying accounts.

Bottom line: Build products and offer services you can manage. It's easy to make promises. It's much harder to keep them. Make sure whatever it is that you're doing is something you can actually sustain — organizationally, strategically, and financially.



Human Solutions

Build software for general concepts and encourage people to create their own solutions

Don't force conventions on people. Instead make your software general so everyone can find their own solution. Give people just enough to solve their own problems their own way. And then get out of the way.

When we built Ta-da List we intentionally omitted a lot of stuff. There's no way to assign a to-do to someone, there's no way to mark a date due, there's no way to categorize items, etc.

We kept the tool clean and uncluttered by letting people get creative. People figured out how to solve issues on their own. If they wanted to add a date to a to-do item they could just add (due: April 7, 2006) to the front of the item. If they wanted to add a category, they could just add [Books] to the front of the item. Ideal? No. Infinitely flexible? Yes.

If we tried to build software to specifically handle these scenarios, we'd be making it less useful for all the cases when those concerns don't apply.

Do the best job you can with the root of the problem then step aside. People will find their own solutions and conventions within your general framework.



Forget Feature Requests

Let your customers remind you what's important

Customers want everything under the sun. They'll avalanche you with feature requests. Just check out our product forums; The feature request category always trumps the others by a wide margin.

We'll hear about "this little extra feature" or "this can't be hard" or "wouldn't it be easy to add this" or "it should take just a few seconds to put it in" or "if you added this I'd pay twice as much" and so on.

Of course we don't fault people for making requests. We encourage it and we want to hear what they have to say. Most everything we add to our products starts out as a customer request. But, as we mentioned before, your first response should be a no. So what do you do with all these requests that pour in? Where do you store them? How do you manage them? You don't. Just read them and then throw them away.

Yup, read them, throw them away, and forget them. It sounds blasphemous but the ones that are important will keep bubbling up anyway. Those are the only ones you need to remember. Those are the truly essential ones. Don't worry about tracking and saving each request that comes in. Let your customers be your memory. If it's really worth remembering, they'll remind you until you can't forget.

How did we come to this conclusion? When we first launched Basecamp we tracked every major feature request on a Basecamp to-do list. When a request was repeated by someone else we'd update the list with an extra hash mark (II or III or IIII, etc). We figured that one day we'd review this list and start working from the most requested features on down.

But the truth is we never looked at it again. We already knew what needed to be done next because our customers constantly reminded us by making the same requests over and over again. There was no need for a list or lots of analysis because it was all happening in real time. You can't forget what's important when you are reminded of it every day.

And one more thing: Just because x number of people request something, doesn't mean you have to include it. Sometimes it's better to just say no and maintain your vision for the product.



Hold the Mayo

Ask people what they don't want

Most software surveys and research questions are centered around what people want in a product. "What feature do you think is missing?" "If you could add just one thing, what would it be?" "What would make this product more useful for you?"

What about the other side of the coin? Why not ask people what they don't want? "If you could remove one feature, what would it be?" "What don't you use?" "What gets in your way the most?"

More isn't the answer. Sometimes the biggest favor you can do for customers is to leave something out.

Innovation Comes From Saying No

[Innovation] comes from saying no to 1,000 things to make sure we don't get on the wrong track or try to do too much. We're always thinking about new markets we could enter, but it's only by saying no that you can concentrate on the things that are really important.

—Steve Jobs, CEO, Apple (from The Seed of Apple's Innovation)


Process chapter 6

Race to Running Software

Get something real up and running quickly

Running software is the best way to build momentum, rally your team, and flush out ideas that don't work. It should be your number one priority from day one.

It's ok to do less, skip details, and take shortcuts in your process if it'll lead to running software faster. Once you're there, you'll be rewarded with a significantly more accurate perspective on how to proceed. Stories, wireframes, even html mockups, are just approximations. Running software is real.

With real, running software everyone gets closer to true understanding and agreement. You avoid heated arguments over sketches and paragraphs that wind up turning out not to matter anyway. You realize that parts you thought were trivial are actually quite crucial.

Real things lead to real reactions. And that's how you get to the truth.

The Real Thing Leads to Agreement

When a group of different people set out to try and find out what is harmonious...their opinions about it will tend to converge if they are mocking up full-scale, real stuff. Of course, if they're making sketches or throwing out ideas, they won't agree. But, if you start making the real thing, one tends to reach agreement.

—Christopher Alexander, Professor of Architecture
(from Contrasting Concepts of Harmony in Architecture)

Get It Working ASAP

I do not think I've ever been involved with a software project — large or small — that was successful in terms of schedule, cost, or functionality that started with a long period of planning and discussion and no concurrent development. It is simply too easy, and sometimes fun, to waste valuable time inventing features that turn out to be unnecessary or unimplementable.

This applies at all levels of development and "get something real up and running" is a fractal mantra. It doesn't just apply to the project as a whole, it is at least equally applicable to the smaller-scale development of components from which the application is built.

When there is a working implementation of a key component available, developers want to understand how it will or won't work with their piece of the application and will generally try to use it as soon as they can. Even if the implementation isn't perfect or complete at first, this early collaboration usually leads to well-defined interfaces and features that do exactly what they need to.

—Matt Hamer, developer and product manager, Kinja


Rinse and Repeat

Work in iterations

Don't expect to get it right the first time. Let the app grow and speak to you. Let it morph and evolve. With web-based software there's no need to ship perfection. Design screens, use them, analyze them, and then start over again.

Instead of banking on getting everything right upfront, the iterative process lets you continue to make informed decisions as you go along. Plus, you'll get an active app up and running quicker since you're not striving for perfection right out the gate. The result is real feedback and real guidance on what requires your attention.

Iterations lead to liberation

You don't need to aim for perfection on the first try if you know it's just going to be done again later anyway. Knowing that you're going to revisit issues is a great motivator to just get ideas out there to see if they'll fly.

Maybe you're smarter than me

Maybe you're a LOT smarter than me.

It's entirely possible. In fact, it's likely. However, if you're like most people, then like me, you have trouble imagining what you can't see and feel and touch.

Human beings are extremely good at responding to things in the environment. We know how to panic when a tiger enters the room, and how to clean up after a devastating flood. Unfortunately, we're terrible at planning ahead, at understanding the ramifications of our actions and in prioritizing the stuff that really matters.

Perhaps you are one of the few individuals who can keep it all in your head. It doesn't really matter.

Web 2.0, the world where we start by assuming that everyone already uses the web, allows smart developers to put this human frailty to work for them. How? By allowing your users to tell you what they think while there's still time to do something about it.

And that last sentence explains why you should develop this way and how you might want to promote/launch.

Get your story straight. Make sure the pieces work. Then launch and revise. No one is as smart as all of us.

Seth Godin, author/entrepreneur


From Idea to Implementation

Go from brainstorm to sketches to HTML to coding

Here's the process we use to Get Real:

Brainstorm

Come up with ideas. What is this product going to do? For Basecamp, we looked at our own needs. We wanted to post project updates. We wanted clients to participate. We knew that projects had milestones. We wanted to centralize archives so people could easily review old stuff. We wanted to have a big-picture, bird's-eye view of what's going on with all our projects. Together, those assumptions, and a few others, served as our foundation.

This stage is not about nitty gritty details. This is about big questions. What does the app need to do? How will we know when it's useful? What exactly are we going to make? This is about high level ideas, not pixel-level discussions. At this stage, those kinds of details just aren't meaningful.

Paper sketches

Sketches are quick, dirty, and cheap and that's exactly how you want to start out. Draw stuff. Scrawl stuff. Boxes, circles, lines. Get your ideas out of your head and onto paper. The goal at this point should be to convert concepts into rough interface designs. This step is all about experimentation. There are no wrong answers.

Create HTML screens

Make an html version of that feature (or section or flow, if it's more appropriate). Get something real posted so everyone can see what it looks like on screen.

For Basecamp, we first did the "post a message" screen, then the "edit a message" screen, and it went on from there.

Don't write any programming code yet. Just build a mock-up in html and css. Implementation comes later.

Code it

When the mock-up looks good and demonstrates enough of the necessary functionality, go ahead and plug in the programming code.

During this whole process remember to stay flexible and expect multiple iterations. You should feel free to throw away the deliverable of any particular step and start again if it turns out crappy. It's natural to go through this cycle multiple times.



Avoid Preferences

Decide the little details so your customers don't have to

You're faced with a tough decision: how many messages do we include on each page? Your first inclination may be to say, "Let's just make it a preference where people can choose 25, 50, or 100." That's the easy way out though. Just make a decision.

Preferences are a way to avoid making tough decisions

Instead of using your expertise to choose the best path, you're leaving it in the hands of customers. It may seem like you're doing them a favor but you're just making busy work for them (and it's likely they're busy enough). For customers, preference screens with an endless amount of options are a headache, not a blessing. Customers shouldn't have to think about every nitty gritty detail — don't put that burden on them when it should be your responsibility.

Preferences are also evil because they create more software. More options require more code. And there's all the extra testing and designing you need to do too. You'll also wind up with preference permutations and interface screens that you never even see. That means bugs that you don't know about: broken layouts, busted tables, strange pagination issues, etc.

Make the call

Make simple decisions on behalf of your customers. That's what we did in Basecamp. The number of messages per page is 25. On the overview page, the last 25 items are shown. Messages are sorted in reverse chronological order. The five most recent projects are shown in the dashboard. There aren't any options. That's just the way it is.

Yes, you might make a bad call. But so what. If you do, people will complain and tell you about it. As always, you can adjust. Getting Real is all about being able to change on the fly.

Preferences Have a Cost

It turns out that preferences have a cost. Of course, some preferences also have important benefits — and can be crucial interface features. But each one has a price, and you have to carefully consider its value. Many users and developers don't understand this, and end up with a lot of cost and little value for their preferences dollar...I find that if you're hard-core disciplined about having good defaults that Just Work instead of lazily adding preferences, that naturally leads the overall ui in the right direction.

—Havoc Pennington, tech lead, Red Hat (from Free software and good user interfaces)


"Done!"

Decisions are temporary so make the call and move on

Done. Start to think of it as a magical word. When you get to done it means something's been accomplished. A decision has been made and you can move on. Done means you're building momentum.

But wait, what if you screw up and make the wrong call? It's ok. This isn't brain surgery, it's a web app. As we keep saying, you'll likely have to revisit features and ideas multiple times during the process anyway. No matter how much you plan you're likely to get half wrong anyway. So don't do the "paralyis through analysis" thing. That only slows progress and saps morale.

Instead, value the importance of moving on and moving forward. Get in the rhythm of making decisions. Make a quick, simple call and then go back and change that decision if it doesn't work out.

Accept that decisions are temporary. Accept that mistakes will happen and realize it's no big deal as long as you can correct them quickly. Execute, build momentum, and move on.

Be An Executioner

It's so funny when I hear people being so protective of ideas. (People who want me to sign an nda to tell me the simplest idea.)

To me, ideas are worth nothing unless executed. They are just a multiplier. Execution is worth millions.

Explanation:

  • Awful idea = -1
  • Weak idea = 1
  • So-so idea = 5
  • Good idea = 10
  • Great idea = 15
  • Brilliant idea = 20
  • No execution = $1
  • Weak execution = $1000
  • So-so execution = $10,000
  • Good execution = $100,000
  • Great execution = $1,000,000
  • Brilliant execution = $10,000,000

To make a business, you need to multiply the two.

The most brilliant idea, with no execution, is worth $20. The most brilliant idea takes great execution to be worth $20,000,000.

That's why I don't want to hear people's ideas. I'm not interested until I see their execution.

—Derek Sivers, president and programmer, CD Baby and HostBaby


Test in the Wild

Test your app via real world usage

There's no substitute for real people using your app in real ways. Get real data. Get real feedback. Then improve based on that info.

Formal usability testing is too stiff. Lab settings don't reflect reality. If you stand over someone's shoulder, you'll get some idea of what's working or not but people generally don't perform well in front of a camera. When someone else is watching, people are especially careful not to make mistakes — yet mistakes are exactly what you're looking for.

Instead, release beta features to a select few inside the real application itself. Have them use the beta features alongside the released features. This will expose these features to people's real data and real workflow. And that's where you'll get real results.

Further, don't have a release version and a beta version. They should always be the same thing. A separate beta version will only get a superficial walk through. The real version, with some beta features sprinkled in, will get the full workout.

The Beta Book

If developers are nervous releasing code, then publishers and authors are terrified of releasing books. Once a book gets committed to paper, it's seen as a big hairy deal to change it. (It really isn't, but perception and memories of problems with old technologies still linger in the industry.) So, publishers go to a lot of trouble (and expense) to try to make books "right" before they're released.

When I wrote the book Agile Web Development With Rails, there was a lot of pent up demand among developers: give us the book now — we want to learn about Rails. But I'd fallen into the mindset of a publisher. "It isn't ready yet," I'd say. But pressure from the community and some egging on from David Heinemeier Hansson changed my mind. We released the book in pdf form about 2 months before it was complete. The results were spectacular. Not only did we sell a lot of books, but we got feedback — a lot of feedback. I set up an automated system to capture readers' comments, and in the end got almost 850 reports or typos, technical errors, and suggestions for new content. Almost all made their way into the final book.

It was a win-win: I got to deliver a much improved paper book, and the community got early access to something they wanted. And if you're in a competitive race, getting something out earlier helps folks commit to you and not your competition.

—Dave Thomas, The Pragmatic Programmers

Do it quick

  • 1. Decide if it's worth doing, and if so:
  • 2. Do it quick — not perfect. just do it.
  • 3. Save it. upload it. publish it
  • 4. See what people think

      Though I'm always reluctant to add new features to things, once I have that "yeah!" moment of deciding something is worth doing, it's usually up on the website a few hours later, flawed but launched, letting feedback guide future refinement of it.

      —Derek Sivers, president and programmer, CD Baby and HostBaby


Shrink Your Time

Break it down

Estimates that stretch into weeks or months are fantasies. The truth is you just don't know what's going to happen that far in advance.

So shrink your time. Keep breaking down timeframes into smaller chunks. Instead of a 12 week project, think of it as 12 weeklong projects. Instead of guesstimating at tasks that take 30+ hours, break them down into more realistic 6-10 hour chunks. Then proceed one step at a time.

The same theory applies to other problems too. Are you facing an issue that's too big to wrap your mind around? Break it down. Keep dividing problems into smaller and smaller pieces until you're able to digest them.

Smaller Tasks and Smaller Timelines

Software developers are a special breed of optimist: when presented with a programming task, they think, "That'll be easy! Won't take much time at all."

So, give a programmer three weeks to complete a large task, and she'll spend two and a half procrastinating, and then one programming. The off-schedule result will probably meet the wrong requirements, because the task turned out to be more complex than it seemed. Plus, who can remember what the team agreed upon three weeks ago?

Give a programmer an afternoon to code a small, specific module and she'll crank it out, ready to move onto the next one.

Smaller tasks and smaller timelines are more manageable, hide fewer possible requirement misunderstandings, and cost less to change your mind about or redo. Smaller timelines keep developers engaged and give them more opportunities to enjoy a sense of accomplishment and less reason to think, "Oh I've got plenty of time to do that. For now, let me finish rating songs in my iTunes library."

—Gina Trapani, web developer and editor of Lifehacker, the productivity and software guide

True Factors

Next time someone tries to pin you down for an exact answer to an unknowable question — whether it's for a deadline date, a final project cost, or the volume of milk that would fit in the Grand Canyon — just start by taking the air out of the room: say "I don't know."

Far from damaging your credibility, this demonstrates the care you bring to your decision-making. You're not going to just say words to sound smart. It also levels the playing field by reframing the question as a collaborative conversation. By learning how exact your estimate needs to be (and why), you can work together to develop a shared understanding about the true factors behind the numbers.

—Merlin Mann, creator and editor of 43folders.com

Solve The One Problem Staring You in the Face

My absolute favorite thing to happen on the web in recent memory is the release and adoption of the "nofollow" attribute. Nobody talked about it beforehand. There were no conferences or committees where a bunch of yahoos could debate its semantic or grammatical nature. No rfc that could turn a simple idea into a 20-line xml snippet I'd have to read up on just to figure out how to use, and then not use because I wasn't sure if I was formatting for version .3 or 3.3b.

It's simple, it's effective, it provided an option for people who wanted an option — and that is far more important when dealing with a population of the web that doesn't care about specifications or deference.

Sometimes solving the next twenty problems is not as useful or as prudent as solving the one staring us right in the face. It wasn't just a small victory against spam (all victories against spam are small), but a victory for those of us who enjoy the simple and swift results that being a web developer is all about.

—Andre Torrez, programmer and VP of Engineering at Federated Media Publishing


The Organization chapter 7

Unity

Don't split into silos

Too many companies separate design, development, copywriting, support, and marketing into different silos. While specialization has its advantages, it also creates a situation where staffers see just their own little world instead of the entire context of the web app.

As much as possible, integrate your team so there's a healthy back-and-forth dialogue throughout the process. Set up a system of checks and balances. Don't let things get lost in translation. Have copywriters work with designers. Make sure support queries are seen by developers.

Even better, hire people with multiple talents who can wear different hats during development. The end result will be a more harmonious product.



Alone Time

People need uninterrupted time to get things done

37signals is spread out over four cities and eight time zones. From Provo, Utah to Copenhagen, Denmark, the five of us are eight hours apart. One positive side effect of this eight hour difference is alone time.

There are only about 4-5 hours during the day that we're all up and working together. At other times, the us team is sleeping while David, who's in Denmark, is working. The rest of the time, we're working while David is sleeping. This gives us about half of the day together and the other half alone.

Guess which part of the day we get the most work done? The alone part. It's not that surprising really. Many people prefer to work either early in the morning or late at night — times when they're not being bothered.

When you have a long stretch when you aren't bothered, you can get in the zone. The zone is when you are most productive. It's when you don't have to mindshift between various tasks. It's when you aren't interrupted to answer a question or look up something or send an email or answer an im. The alone zone is where real progress is made.

Getting in the zone takes time. And that's why interruption is your enemy. It's like rem sleep — you don't just go to rem sleep, you go to sleep first and you make your way to rem. Any interruptions force you to start over. rem is where the real sleep magic happens. The alone time zone is where the real development magic happens.

Set up a rule at work: Make half the day alone time. From 10am-2pm, no one can talk to one another (except during lunch). Or make the first or the last half of the day the alone time period. Just make sure this period is contiguous in order to avoid productivity-killing interruptions.

A successful alone time period means letting go of communication addiction. During alone time, give up instant messenging, phone calls, and meetings. Avoid any email thread that's going to require an immediate response. Just shut up and get to work.

Get Into the Groove

We all know that knowledge workers work best by getting into "flow", also known as being "in the zone", where they are fully concentrated on their work and fully tuned out of their environment. They lose track of time and produce great stuff through absolute concentration...trouble is that it's so easy to get knocked out of the zone. Noise, phone calls, going out for lunch, having to drive 5 minutes to Starbucks for coffee, and interruptions by coworkers — especially interruptions by coworkers — all knock you out of the zone. If you take a 1 minute interruption by a coworker asking you a question, and this knocks out your concentration enough that it takes you half an hour to get productive again, your overall productivity is in serious trouble.

—Joel Spolsky, software developer, Fog Creek Software
(from Where do These People Get Their (Unoriginal) Ideas?)


Meetings Are Toxic

Don't have meetings

Do you really need a meeting? Meetings usually arise when a concept isn't clear enough. Instead of resorting to a meeting, try to simplify the concept so you can discuss it quickly via email or im or Campfire. The goal is to avoid meetings. Every minute you avoid spending in a meeting is a minute you can get real work done instead.

There's nothing more toxic to productivity than a meeting. Here's a few reasons why:

For those times when you absolutely must have a meeting (this should be a rare event), stick to these simple rules:

Have fewer meetings

There are too many meetings. Push back on meetings that do not make sense or are unproductive. Only book a meeting when you have an important business issue to discuss and you want or need input, approval, or agreement. Even then, resist the urge to invite everyone and their brother — don't waste people's time unnecessarily.

—Lisa Haneberg, author (from Don't Let Meetings Rule!)

Break it Down

As projects grow, adding people has a diminishing return. One of the most interesting reasons is the increased number of communications channels. Two people can only talk to each other; there's only a single comm path. Three workers have three communications paths; 4 have 6. In fact, the growth of links is exponential...Pretty soon memos and meetings eat up the entire work day.

The solution is clear: break teams into smaller, autonomous and independent units to reduce these communications links.

Similarly, cut programs into smaller units. Since a large part of the problem stems from dependencies (global variables, data passed between functions, shared hardware, etc.), find a way to partition the program to eliminate — or minimize — the dependencies between units.

The Ganssle Group (from Keep It Small)


Seek and Celebrate Small Victories

Release something today

The most important thing in software development is motivation. Motivation is local — if you aren't motivated by what you are working on right now, then chances are it won't be as good as it should be. In fact, it's probably going to suck.

Long, drawn out release cycles are motivation killers. They insert too much time between celebrations. On the other hand, quick wins that you can celebrate are great motivators. If you let lengthy release cycles quash quick wins, you kill the motivation. And that can kill your product.

So, if you're in the middle of a months-long release cycle, dedicate a day a week (or every two weeks) for some small victories. Ask yourself "What can we do and release in 4 hours?" And then do it. It could be...

When you find those 4-hour quick wins, you'll find celebration. That builds morale, increases motivation, and reaffirms that the team is headed in the right direction.



Staffing chapter 8

Hire Less and Hire Later

Add slow to go fast

There's no need to get big early — or later. Even if you have access to 100 of the very best people, it's still a bad idea to try and hire them all at once. There's no way that you can immediately assimilate that many people into a coherent culture. You'll have training headaches, personality clashes, communication lapses, people going in different directions, and more.

So don't hire. Really. Don't hire people. Look for another way. Is the work that's burdening you really necessary? What if you just don't do it? Can you solve the problem with a slice of software or a change of practice instead?

Whenever Jack Welch, former ceo of ge, used to fire someone, he didn't immediately hire a replacement. He wanted to see how long ge could get along without that person and that position. We're certainly not advocating firing people to test this theory, but we do think Jack is on to something: You don't need as many people as you think.

If there's no other way, then consider a hire. But you should know exactly who to get, how to introduce them to the work, and the exact pain you expect them to relieve.

Brooks' law

Adding people to a late software project makes it later.

—Fred Brooks

Programming and Mozart's Requiem

A single good programmer working on a single task has no coordination or communication overhead. Five programmers working on the same task must coordinate and communicate. That takes a lot of time... The real trouble with using a lot of mediocre programmers instead of a couple of good ones is that no matter how long they work, they never produce something as good as what the great programmers can produce. Five Antonio Salieris won't produce Mozart's Requiem. Ever. Not if they work for 100 years.

—Joel Spolsky, software developer, Fog Creek Software (from Hitting the High Notes)


Kick the Tires

Work with prospective employees on a test-basis first

It's one thing to look at a portfolio, resume, code example, or previous work. It's another thing to actually work with someone. Whenever possible, take potential new team members out for a "test drive."

Before we hire anyone we give them a small project to chew on first. We see how they handle the project, how they communicate, how they work, etc. Working with someone as they design or code a few screens will give you a ton of insight. You'll learn pretty quickly whether or not the right vibe is there.

Scheduling can be tough for this sort of thing but even if it's for just 20 or 40 hours, it's better than nothing. If it's a good or bad fit, it will be obvious. And if not, both sides save themselves a lot of trouble and risk by testing out the situation first.

Start small

Try a small test assignment to start. Don't leap in with all of your work at once. Give your new [virtual assistant] a test project or two to work on and see how the chemistry develops. In the beginning, it's too easy to gloss over potential problems with rose-colored glasses. Make it clear this is a test run.

—Suzanne Falter-Barns, author/creativity expert
(from How To Find And Keep The Perfect VA)


Actions, Not Words

Judge potential tech hires on open source contributions

The typical method of hiring for technical positions — based on degrees, resumés, etc. — is silly in a lot of ways. Does it really matter where someone's degree is from or their gpa? Can you really trust a resumé or a reference?

Open source is a gift to those who need to hire technical people. With open source, you can track someone's work and contributions — good and bad — over a lengthy period of time.

That means you can judge people by their actions instead of just their words. You can make a decision based on the things that really matter:

When it comes to programmers, we only hire people we know through open source. We think doing anything else is irresponsible. We hired Jamis because we followed his releases and participation in the Ruby community. He excelled in all the areas mentioned above. It wasn't necessary to rely on secondary factors since we could judge him based on what really matters: the quality of his work.

And don't worry that extra-curricular activities will take focus and passion away from a staffer's day job. It's like the old cliché says: If you want something done, ask the busiest person you know. Jamis and David are two of the heaviest contributors to Rails and still manage to drive 37signals technically. People who love to program and get things done are exactly the kind of people you want on your team.

Open Source Passion

What you want the most from a new hire is passion for what he does, and there's no better way of showing it than a trace of commitment in open source projects.

—Jarkko Laine, software developer
(from Reduce the risk, hire from open source)


Get Well Rounded Individuals

Go for quick learning generalists over ingrained specialists

We'll never hire someone who's an information architect. It's just too overly specific. With a small team like ours, it doesn't make sense to hire people with such a narrowly defined skill-set.

Small teams need people who can wear different hats. You need designers who can write. You need programmers who understand design. Everyone should have an idea about how to architect information (whatever that may mean). Everyone needs to have an organized mind. Everyone needs to be able to communicate with customers.

And everyone needs to be willing and able to shift gears down the road. Keep in mind that small teams often need to change direction and do it quickly. You want someone who can adjust and learn and flow as opposed to a stick-in-the-mud who can do only one thing.



You Can't Fake Enthusiasm

Go for happy and average over frustrated and great

Enthusiasm. It's one attribute you just can't fake. When it comes time to hire, don't think you need a guru or a tech-celebrity. Often, they're just primadonnas anyway. A happy yet average employee is better than a disgruntled expert.

Find someone who's enthusiastic. Someone you can trust to get things done when left alone. Someone who's suffered at a bigger, slower company and longs for a new environment. Someone who's excited to build what you're building. Someone who hates the same things you hate. Someone who's thrilled to climb aboard your train.

Extra points for asking questions

Observe whether a potential hire asks a lot of questions about your project. Passionate programmers want to understand a problem as well as possible and will quickly propose potential solutions and improvements, which leads to a lot of questions. Clarifying questions also reveal an understanding that your project could be implemented thousands of different ways and it's essential to nail down as explicitly as possible exactly how you imagine your web app working. As you dig into the details, you'll develop a sense of whether the person is a good cultural match.

—Eric Stephens, BuildV1.com


Wordsmiths

Hire good writers

If you are trying to decide between a few people to fill a position, always hire the better writer. It doesn't matter if that person is a designer, programmer, marketer, salesperson, or whatever, the writing skills will pay off. Effective, concise writing and editing leads to effective, concise code, design, emails, instant messages, and more.

That's because being a good writer is about more than words. Good writers know how to communicate. They make things easy to understand. They can put themselves in someone else's shoes. They know what to omit. They think clearly. And those are the qualities you need.

An Organized Mind

Good writing skills are an indicator of an organized mind which is capable of arranging information and argument in a systematic fashion and also helping (not making) other people understand things. It spills over into code, personal communications, instant messaging (for those long-distance collaborations), and even such esoteric concepts as professionalism and reliability.

—Dustin J. Mitchell, developer (from Signal vs. Noise)

Clear Writing Leads To Clear Thinking

Clear writing leads to clear thinking. You don't know what you know until you try to express it. Good writing is partly a matter of character. Instead of doing what's easy for you, do what's easy for your reader.

—Michael A. Covington, Professor of Computer Science at The University of Georgia
(from How to Write More Clearly, Think More Clearly, and Learn Complex Material More Easily)


Interface Design chapter 9

Interface First

Design the interface before you start programming

Trop de projects commencent par la phase de développement. C'est une mauvaise idée. Le développement est la phase la plus lourde lors d'un projet, en d'autres mots c'est la plus chère et la plus difficile à remettre en cause. Au lieu de cela, commencez par la phase de conception.

La phase de conception est plutôt légère. Un brouillon papier ne coûte pas cher et se retouche facilement. Les pages html sont encore relativement simple à modifier (ou à jeter). Ce n'est pas vrai pour le développement. Commencer par la phase de conception vous permet de rester fléxible. Commencer par le développement limite votre marge de manoeuvre et vous garantie des coûts additionnels.

Une autre raison de commencer par la phase de conception est que l'interface utilisateur est votre produit. Ce que vous vendez c'est ce que les gens voient. Si vous contentez de pondre une interface à la fin du projet, les lacunes apparaitront.

We start with the interface so we can see how the app looks and feels from the beginning. It's constantly being revised throughout the process. Does it make sense? Is it easy to use? Does it solve the problem at hand? These are questions you can only truly answer when you're dealing with real screens. Designing first keeps you flexible and gets you to those answers sooner in the process rather than later.

The Orange Pen That Started Blinksale

As soon as I realized my frustration with off-the-shelf invoicing software, I decided to draw out how I would prefer my invoicing solution to work. I pulled out an orange pen, because it was the only thing handy that evening, and had about 75 percent of the ui drawn out within a few hours. I showed it to my wife, Rachel, who was ironing at the time, and asked, "What do you think?" And she replied with a smile, "You need to do this. For real."

Over the next two weeks I refined the designs, and completely mockedup static html pages for almost the entire first version of what would become Blinksale. We never did any wireframes beyond those orangepen sketches, and getting straight into the html design helped us stay excited about how "real" the project was becoming, even though at the time we really didn't know what we were getting into.

Once the html mockups were completed, we approached our developer, Scott, with the idea for Blinksale. Having most of the ui designed up front was extremely beneficial on several levels. First, it gave Scott a real vision and excitement for where we were going. It was much more than just an idea, it was real. Second, it helped us accurately gauge how much of Scott's effort and time it would require to turn the design into a functioning application. When you're financially bootstrapping a project, the earlier you can predict budget requirements, the better. The ui design became our benchmark for the initial project scope. Finally, the ui design served as a guide to remind us what the application was about as we progressed further into development. As we were tempted to add new features, we couldn't simply say, "Sure, let's add that!" We had to go back to the design and ask ourselves where that new feature would go, and if it didn't have a place, it wouldn't get added.

—Josh Williams, founder, Blinksale


Epicenter Design

Start from the core of the page and build outward

Epicenter design focuses on the true essence of the page — the epicenter — and then builds outward. This means that, at the start, you ignore the extremities: the navigation/tabs, footer, colors, sidebar, logo, etc. Instead, you start at the epicenter and design the most important piece of content first.

Whatever the page absolutely can't live without is the epicenter. For example, if you're designing a page that displays a blog post, the blog post itself is the epicenter. Not the categories in the sidebar, not the header at the top, not the comment form at the bottom, but the actual blog post unit. Without the blog post unit, the page isn't a blog post.

Only when that unit is complete would you begin to think about the second most critical element on the page. Then after the second most critical element, you'd move on to the third, and so on. That's epicenter design.

Epicenter design eschews the traditional "let's build the frame then drop the content in" model. In that process, the page shape is built, then the nav is included, then the marketing "stuff" is inserted, and then, finally, the core functionality, the actual purpose of the page, is poured in to whatever space remains. It's a backwards process that takes what should be the top priority and saves it for the end.

Epicenter design flips that process and allows you to focus on what really matters on day one. Essentials first, extras second. The result is a more friendly, focused, usable screen for customers. Plus, it allows you to start the dialogue between designer and developer right away instead of waiting for all aspects of the page to fall in line first.



Three State Solution

Design for regular, blank, and error states

For each screen, you need to consider three possible states:

The regular state is a no-brainer. This is the screen where you'll spend most of your time. But don't forget to invest time on the other states too (see the following essays for more on this).



The Blank Slate

Set expectations with a thoughtful first-run experience

Ignoring the blank slate stage is one of the biggest mistakes you can make. The blank slate is your app's first impression and you never get a second...well, you know.

The problem is that when designing a ui, it's usually flush with data. Designers always fill templates with data. Every list, every post, every field, every nook and cranny has stuff in it. And that means the screen looks and works great.

However, the natural state of the app is one that's devoid of data. When someone signs up, they start with a blank slate. Much like a weblog, it's up to them to populate it — the overall look and feel doesn't take shape until people enter their data: posts, links, comments, hours, sidebar info, or whatever.

Unfortunately, the customer decides if an application is worthy at this blank slate stage — the stage when there's the least amount of information, design, and content on which to judge the overall usefulness of the application. When you fail to design an adequate blank slate, people don't know what they are missing because everything is missing.

Yet most designers and developers still take this stage for granted. They fail to spend a lot of time designing for the blank slate because when they develop/use the app, it's full of data that they've entered for testing purposes. They don't even encounter the blank slate. Sure, they may log-in as a new person a few times, but the majority of their time is spent swimming in an app that is full of data.

What should you include in a helpful blank slate?

First impressions are crucial. If you fail to design a thoughtful blank slate, you'll create a negative (and false) impression of your application or service.

You Never Get A Second Chance...

Another aspect of the Mac OS x ui that I think has been tremendously influenced by [Steve] Jobs is the setup and first-run experience. I think Jobs is keenly aware of the importance of first impressions...I think Jobs looks at the first-run experience and thinks, it may only be one-thousandth of a user's overall experience with the machine, but it's the most important onethousandth, because it's the first one-thousandth, and it sets their expectations and initial impression.

John Gruber, author and web developer (from Interview with John Gruber)


Get Defensive

Design for when things go wrong

Let's admit it: Things will go wrong online. No matter how carefully you design your app, no matter how much testing you do, customers will still encounter problems. So how do you handle these inevitable breakdowns? With defensive design.

Defensive design is like defensive driving. The same way drivers must always be on the lookout for slick roads, reckless drivers, and other dangerous scenarios, site builders must constantly search for trouble spots that cause visitors confusion and frustration. Good site defense can make or break the customer experience.

We could fill a separate book with all the things we have to say about defensive design. In fact, we already have. "Defensive Design for the Web" is the title and it's a great resource for anyone who wants to learn how to improve error screens and other crisis points.

Remember: Your app may work great 90% of the time. But if you abandon customers in their time of need, they're unlikely to forget it.



Context Over Consistency

What makes sense here may not make sense there

Should actions be buttons or links? It depends on the action. Should a calendar view be in list-form or grid-form? It depends where it's being shown and how long the time period is. Does every global navigation link need to be on every page? Do you need a global search bar everywhere? Do you need the same exact footer on each page? The answer: "It depends."

That's why context is more important than consistency. It's ok to be inconsistent if your design makes more sense that way. Give people just what matters. Give them what they need when they need it and get rid of what they don't. It's better to be right than to be consistent.

Intelligent Inconsistency

Consistency is not necessary. For years, students of ui and ux have been taught that consistency in the interface is one of the cardinal rules of interface design. Perhaps that holds in software, but on the Web, it's just not true. What matters on the Web is whether, on each individual page, the user can quickly and easily advance the next step in the process.

At Creative Good, we call it "intelligent inconsistency": making sure that each page in the process gives users exactly what they need at that point in the process. Adding superfluous nav elements, just because they're consistent with the rest of the site, is just silly.

—Mark Hurst, founder of Creative Good and creator of Goovite.com
(from The Page Paradigm)


Copywriting is Interface Design

Every letter matters

Copywriting is interface design. Great interfaces are written. If you think every pixel, every icon, every typeface matters, then you also need to believe every letter matters. When you're writing your interface, always put yourself in the shoes of the person who's reading your interface. What do they need to know? How you can explain it succinctly and clearly?

Do you label a button Submit or Save or Update or New or Create? That's copywriting. Do you write three sentences or five? Do you explain with general examples or with details? Do you label content New or Updated or Recently Updated or Modified? Is it There are new messages: 5 or There are 5 new messages or is it 5 or five or messages or posts? All of this matters.

You need to speak the same language as your audience too. Just because you're writing a web app doesn't mean you can get away with technical jargon. Think about your customers and think about what those buttons and words mean to them. Don't use acronyms or words that most people don't understand. Don't use internal lingo. Don't sound like an engineer talking to another engineer. Keep it short and sweet. Say what you need to and no more.

Good writing is good design. It's a rare exception where words don't accompany design. Icons with names, form fields with examples, buttons with labels, step by step instructions in a process, a clear explanation of your refund policy. These are all interface design.



One Interface

Incorporate admin functions into the public interface

Admin screens — the screens used to manage preferences, people, etc. — have a tendency to look like crap. That's because the majority of development time is spent on the public-facing interface instead.

To avoid crappy-admin-screen syndrome, don't build separate screens to deal with admin functions. Instead, build these functions (i.e. edit, add, delete) into the regular application interface.

If you have to maintain two separate interfaces (i.e. one for regular folks and one for admins), both will suffer. In effect, you wind up paying the same tax twice. You're forced to repeat yourself and that means you increase the odds of getting sloppy. The fewer screens you have to worry about, the better they'll turn out.

No Separate Interface

The application is everything. Anything that can be changed, added, or adjusted can be done directly through the management area of the application. This allows us to see exactly what our customers see to help them through any problems or questions that they have. And our customers don't have to worry about logging into a separate interface to do different tasks. One minute they might be dealing with appointments for their clients and the next minute they might have to add a new employee. They can't be bothered with jumping between different applications and maintaining a consistent interface they're able to adapt to the application even quicker.

—Edward Knittel, Director of Sales and Marketing, KennelSource


Code chapter 10

Less Software

Keep your code as simple as possible

You'd think that twice as much code would make your software only twice as complex. But actually, each time you increase the amount of code, your software grows exponentially more complicated. Each minor addition, each change, each interdependency, and each preference has a cascading effect. Keep adding code recklessly and, before you know it, you'll have created the dreaded Big Ball of Mud.

The way you fight this complexity is with less software. Less software means less features, less code, less waste.

The key is to restate any hard problem that requires a lot of software into a simple problem that requires much less. You may not be solving exactly the same problem but that's alright. Solving 80% of the original problem for 20% of the effort is a major win. The original problem is almost never so bad that it's worth five times the effort to solve it.

Less software means you put away the crystal ball. Instead of trying to predict future problems, you deal only with the problems of today. Why? Fears you have about tomorrow often never come to fruition. Don't bog yourself down trying to solve these phantom issues.

From the beginning, we've designed our products around the concept of less software. Whenever possible, we chop up hard problems into easy ones. We've found solutions to easy problems are not only easier to implement and support, they're easier to understand and easier to use. It's all part of how we differentiate ourselves from competitors; Instead of trying to build products that do more, we build products that do less.

Which features you choose to include or omit have a lot to do with less software too. Don't be afraid to say no to feature requests that are hard to do. Unless they're absolutely essential, save time/effort/confusion by leaving them out.

Slow down too. Don't take action on an idea for a week and see if it still seems like a great idea after the initial buzz wears off. The extra marinading time will often help your brain come up with an easier solution.

Encourage programmers to make counteroffers.
You want to hear: "The way you suggested will take 12 hours. But there's a way I can do it that will only take one hour. It won't do x but it will do y." Let the software push back. Tell programmers to fight for what they think is the best way.

Also, search for detours around writing more software. Can you change the copy on the screen so that it suggests an alternate route to customers that doesn't require a change in the software model? For example, can you suggest that people upload images of a specific size instead of doing the image manipulation on the server side?

For every feature that makes it into your app, ask yourself: Is there a way this can be added that won't require as much software? Write just the code you need and no more. Your app will be leaner and healthier as a result.

There is No CODE That is More Flexible Than NO Code!

The "secret" to good software design wasn't in knowing what to put into the code; it was in knowing what to leave OUT! It was in recognizing where the hard-spots and soft-spots were, and knowing where to leave space/room rather than trying to cram in more design.

—Brad Appleton, software engineer
(from There is No CODE that is more flexible than NO Code!)

Complexity Does Not Scale Linearly With Size

The most important ruleof software engineering is also the least known: Complexity does not scale linearly with size...A 2000 line program requires more than twice as much development time as one half the size.

The Ganssle Group (from Keep It Small)


Optimize for Happiness

Choose tools that keep your team excited and motivated

A happy programmer is a productive programmer. That's why we optimize for happiness and you should too. Don't just pick tools and practices based on industry standards or performance metrics. Look at the intangibles: Is there passion, pride, and craftmanship here? Would you truly be happy working in this environment eight hours a day?

This is especially important for choosing a programming language. Despite public perception to the contrary, they are not created equal. While just about any language can create just about any application, the right one makes the effort not merely possible or bearable, but pleasant and invigorating. It's all about making the little details of daily work enjoyable.

Happiness has a cascading effect. Happy programmers do the right thing. They write simple, readable code. They take clean, expressive, readable, elegant approaches. They have fun.

We found programming bliss in the language Ruby and passed it on to other developers with our framework Rails. Both share a mission statement to optimize for humans and their happiness. We encourage you to give that combination a spin.

In summary, your team needs to work with tools they love. We've talked here in terms of programming languages, but the concept holds true for applications, platforms, and anything else. Choose the fuse that gets people excited. You'll generate excitement and motivation and a better product as a result.

The kinds of engineers you want

The number one reason I wanted to build our app using Ruby on Rails is that it is so elegant, productive, and beautifully designed. It tends to attract the kind of engineers who care about just those sort of things...those are exactly the kinds of engineers you want on your team because they create the kind of beautiful, elegant and productive software you need to win the market.

—Charles Jolley, Managing Director at Nisus Software (from Signal vs. Noise)


Code Speaks

Listen when your code pushes back

Listen to your code. It will offer suggestions. It will push back. It will tell you where the pitfalls reside. It will suggest new ways to do things. It will help you stick to a model of less software.

Is a new feature requiring weeks of time and thousands of lines of code? That's your code telling you there's probably a better way. Is there a simple way to code something in one hour instead of a complicated way that will take ten hours? Again, that's your code guiding you. Listen.

Your code can guide you to fixes that are cheap and light. Pay attention when an easy path emerges. Sure, the feature that's easy to make might not be exactly the same as the feature you originally had in mind but so what? If it works well enough and gives you more time to work on something else, it's a keeper.

Listen up

Don't worry about design, if you listen to your code a good design will appear...Listen to the technical people. If they are complaining about the difficulty of making changes, then take such complaints seriously and give them time to fix things.

—Martin Fowler, Chief Scientist, ThoughtWorks (from Is Design Dead?)

If Programmers Got Paid To Remove Code...

If programmers got paid to remove code from sofware instead of writing new code, software would be a whole lot better.

Nicholas Negroponte, Professor of Media Technology at MIT
(from And, the rest of the (AIGA Conference) story)


Manage Debt

Pay off your code and design "bills"

We usually think of debt in terms of money but it comes in other forms too. You can easily build up code and design debt.

Hack together some bad code that's functional but still a bit hairy and you're building up debt. Throw together a design that's good enough but not really good and you've done it again.

It's ok to do this from time to time. In fact, it's often a needed technique that helps you do the whole Get-Real-asap thing. But you still need to recognize it as debt and pay it off at some point by cleaning up the hairy code or redesigning that so-so page.

The same way you should regularly put aside some of your income for taxes, regularly put aside some time to pay off your code and design debt. If you don't, you'll just be paying inter est (fixing hacks) instead of paying down the principal (and moving forward).



Open Doors

Get data out into the world via RSS, APIs, etc.

Don't try to lock-in your customers. Let them get their information when they want it and how they want it. To do that, you've got to give up the idea of sealing in data. Instead, let it run wild. Give people access to their information via rss feeds. Offer apis that let third-party developers build on to your tool. When you do, you make life more convenient for customers and expand the possibilities of what your app can do.

People used to think of rss feeds as merely a good way to keep track of blogs or news sites. Feeds have more power than that though. They also provide a great way for customers to stay up to date on the changing content of an app without having to log in repeatedly. With Basecamp feeds, customers can pop the url into a newsreader and keep an eye on project messages, todo lists, and milestones without having to constantly check in at the site.

APIs let developers build add-on products for your app that can turn out to be invaluable. For example, Backpack supplies an api which Chipt Productions used to build a Mac os x Dashboard widget. The widget lets people add and edit reminders, list items, and more from the desktop. Customers have raved to us about this widget and some have even said it was the key factor in getting them to use Backpack.

Other good examples of companies letting data run free in order to get a boomerang effect:

A Widget Makes the Difference

When 37signals released Backpack a while back, my first impression was...eh.

So it was around the time that Chipt Productions released a Backpack widget for Tiger — which was too cool not to download and try — that I gave Backpack a second look. The result? Quite a difference.

Now whenever an idea hits, I pop up the widget, type, and submit — done. Email arrives with something I want to check out? Pop up the widget, type, and submit — done. The widget is an immediate brain dump readily available on each Mac I use. And because everything is web based, there isn't any version control or syncing — just the fluid input of content without having to be concerned about where it's going or how I'll access it later.

—Todd Dominey, founder, Dominey Design
(from Trying on Backpack)


Mots chapitre 11

Il n'y a rien de fonctionnel dans des spécifications fonctionnelles

N'écrivez pas de document de spécification fonctionnelle

Ces documents de modèlisation n'ont en général pratiquement rien avoir avec le produit final. Voici pourquoi:

Les specs fonctionnelles sont fantaisistes

Elles ne refletent pas la réalité. Une application n'existe pas tant que les développeurs ne l'ont pas codée, que les designers ne l'ont pas designée et que les utilisateurs ne l'ont pas utilisée. Les specs fonctionnelles ne sont que des phrases couchées sur papier.

Les specs fonctionnelles servent à rassurer

Elles visent à ce que chacun se sente impliqué et satisfait, while warm and fuzzy, c'est tout sauf utile. Elles ne parlent jamais des choix et des coûts associés, deux choses qui doivent être décidées pour construire une super application.

Les specs fonctionnelles ne font que donner l'illusion d'un accord

Un groupe de personnes qui se mettent d'accord sur des paragraphes de texte ne font pas un réel accord sur l'ensemble. Chacun peut lire la même chose mais penser quelque chose de différent. Cela arrive inévitablement par la suite: "attend, ce n'est pas ce que j'avais en tête." "Huh? Ce n'est pas ce qu'on a décrit." "Si et nous étions tous d'accord — vous l'avez même signé." Vous connaissez l'histoire.

Les specs fonctionnelles vous obligent à prendre les décisions les plus importantes au moment où vous avez le moins d'information

You know the least about something when you begin to build it. The more you build it, the more you use it, the more you know it. That's when you should be making decisions — when you have more information, not less.

Les specs fonctionnelles conduisent à une surcharge de fonctionnalités

There's no pushback during spec phase. There's no cost to writing something down and adding another bullet point. You can please someone who's a pain by adding their pet feature. And then you wind up designing to those bullet points, not to humans. And that's how you wind up with an overloaded site that's got 30 tabs across the top of the screen.

Functional specs don't let you evolve, change,and reassess

A feature is signed off and agreed on. Even if you realize during development that it's a bad idea, you're stuck with it. Specs don't deal with the reality that once you start building something, everything changes.

So what should you do in place of a spec? Go with a briefer alternative that moves you toward something real. Write a one page story about what the app needs to do. Use plain language and make it quick. If it takes more than a page to explain it, then it's too complex. This process shouldn't take more than one day.

Then begin building the interface — the interface will be the alternative to the functional spec. Draw some quick and simple paper sketches. Then start coding it into html. Unlike paragraphs of text that are open to alternate interpretations, interface designs are common ground that everyone can agree on.

Confusion disappears when everyone starts using the same screens. Build an interface everyone can start looking at, using, clicking through, and "feeling" before you start worrying about back-end code. Get yourself in front of the customer experience as much as possible.

Forget about locked-in specs. They force you to make big, key decisions too early in the process. Bypass the spec phase and you'll keep change cheap and stay flexible.

Specs inutiles

A "spec" is close to useless. I have never seen a spec that was both big enough to be useful and accurate.

And I have seen lots of total crap work that was based on specs. It's the single worst way to write software, because it by definition means that the software was written to match theory, not reality.

—Linus Torvalds, créateur de Linux (from: Linux: Linus On Specifications)

Fight the blockers

I found the people insisting on extensive requirements documents before starting any design were really 'blockers' just trying to slow the process down (and usually people with nothing to contribute on design or innovative thinking).

All our best work was done with a few concepts in our heads about improving a site, doing a quick prototype (static), changing the design a bit and then building a live prototype with real data. After kicking the tires on this prototype, we usually had a real project in motion and good result.

—Mark Gallagher, corporate intranet developer (from Signal vs. Noise)


Don't Do Dead Documents

Eliminez le travail sur papier inutile

Avoiding functional specs is a good start but don't stop there; Prevent excess paperwork everywhere. Unless a document is actually going to morph into something real, don't produce it.

Build, don't write. If you need to explain something, try mocking it up and prototyping it rather than writing a longwinded document. An actual interface or prototype is on its way to becoming a real product. A piece of paper, on the other hand, is only on its way to the garbage can.

Here's an example: If a wireframe document is destined to stop and never directly become the actual design, don't bother doing it. If the wireframe starts as a wireframe and then morphs into the actual design, go for it.

Documents that live separately from your application are worthless. They don't get you anywhere. Everything you do should evolve into the real thing. If a document stops before it turns real, it's dead.

Personne ne le lira

I can't even count how many multi-page product specifications or business requirement documents that have languished, unread, gathering dust nearby my dev team while we coded away, discussing problems, asking questions and user testing as we went. I've even worked with developers who've spent hours writing long, descriptive emails or coding standards documents that also went unread.

Webapps don't move forward with copious documentation. Software development is a constantly shifting, iterative process that involves interaction, snap decisions, and impossible-to-predict issues that crop up along the way. None of this can or should be captured on paper.

Don't waste your time typing up that long visionary tome; no one's going to read it. Take consolation in the fact that if you give your product enough room to grow itself, in the end it won't resemble anything you wrote about anyway.

—Gina Trapani, web developer and editor of Lifehacker, the productivity and software guide


Raconte moi une histoire

Ecrivez des histoires, pas des détails

If you do find yourself requiring words to explain a new feature or concept, write a brief story about it. Don't get into the technical or design details, just tell a quick story. Do it in a human way, like you would in normal conversation.

It doesn't need to be an essay. Just give the flow of what happens. And if you can include the brief story in context with screens you are developing, all the better.

Stick to the experience instead of getting hung up on the details. Think strategy, not tactics. The tactics will fall into place once you begin building that part of your app. Right now you just want to get a story going that will initiate conversation and get you on the right track.



Utiliser de vrais mots

Insert actual text instead of lorem ipsum

Lorem ipsum dolor is a trusted friend of designers. Dummy text helps people get what the design will look like once it's fleshed out. But dummy text can be dangerous too.

Lorem ipsum changes the way copy is viewed. It reduces text-based content to a visual design element — a shape of text — instead of what it should be: valuable information someone is going to have to enter and/or read. Dummy text means you won't see the inevitable variations that show up once real information is entered. It means you won't know what it's like to fill out forms on your site. Dummy text is a veil between you and reality.

You need real copy to know how long certain fields should be. You need real copy to see how tables will expand or contract. You need real copy to know what your app truly looks like.

As soon as you can, use real and relevant words. If your site or application requires data input, enter the real deal. And actually type in the text — don't just paste it in from another source. If it's a name, type a real name. If it's a city, type a real city. If it's a password, and it's repeated twice, type it twice.

Sure, it's easier to just run down the forms and fill the fields with garbage ("asdsadklja" "123usadfjasld" "snaxn2q9e7") in order to plow through them quickly. But that's not real. That's not what your customers are going to do. Is it really smart to take a shortcut when customers are forced to take the long road? When you just enter fake copy in rapid-fire fashion, you don't know what it really feels like to fill out that form.

Do as your customers do and you'll understand them better. When you understand them better, and feel what they feel, you'll build a better interface.

La poubelle Lorem Ipsum

By not having the imagination to imagine what the content "might" be, a design consideration is lost. Meaning becomes obfuscated because "it's just text", understandability gets compromised because nobody realized that this text stuff was actually meant to be read. Opportunities get lost because the lorem ipsum garbage that you used instead of real content didn't suggest opportunities. The text then gets made really small, because, it's not meant to be used, we might as well create loads of that lovely white space.

—Tom Smith, designer and developer (from I hate Lorem Ipsum and Lorem Ipsum Users)


Personnalisez votre produit

What is your product's personality type?

Think of your product as a person. What type of person do you want it to be? Polite? Stern? Forgiving? Strict? Funny? Deadpan? Serious? Loose? Do you want to come off as paranoid or trusting? As a know-it-all? Or modest and likable?

Once you decide, always keep those personality traits in mind as the product is built. Use them to guide the copywriting, the interface, and the feature set. Whenever you make a change, ask yourself if that change fits your app's personality.

Your product has a voice — and it's talking to your customers 24 hours a day.



Prix et inscription chapitre 12

Echantillons gratuits

Offrez gratuitement quelque chose

Le monde est bruyant. Pour que le public vous distingue dans la masse, offrez gratuitement quelque chose.

Les entreprises intelligentes savent qu'offrir des objets promotionnels est une bonne manière d'attirer le chaland. Regardez Apple. Ils offrent le logiciel Itunes gratuitement afin d'accroître la demande pour l'iPod et le magasin en ligne iTunes Music Store. Dans le monde hors-ligne, les boutiques de détail procèdent de la même manière. Starbucks prétend qu'il réalisent une nouvelle vente pour chaque groupe de cinq échantillons de boisson qu'ils offrent à leurs clients. Pas mal.

En ce qui nous concerne, Writeboard et Ta-da list sont des applications entièrement gratuites qui nous permettent de mettre le pied à l'étrier de nos futurs clients sur nos offres payantes. Et de plus, nous offrons systématiquement une version gratuite de tous nos produits.

Nous voulons que le public puisse essayer le produit, l'interface, l'utilité de ce que nous proposons. Une fois accrochés, ils passeront plus facilement à l'une des formules payantes (qui autorisent plus de projets ou de pages et permettent d'accéder à des fonctions additionnelles comme le téléchargement de fichiers ou le cryptage des données par SSL).

De petites bouchées

Proposez de petites bouchées : concevez des offres spécialisées, plus légères pour que vos clients mordent à l'hameçon. Pensez à diviser au moins un produit ou un service en petites bouchées peu onéreuses, facile ou amusantes.

—Ben McConnell and Jackie Huba, auteurs de du Blog de l'Eglise du Client
(deQu'est-ce que l'évangélisation des clients ?)

Donnez votre titre à succès

Pensez à donner un de vos titres (par album) en tant que téléchargement promotionnel - un peu à la manière d'une bande-annonce de cinéma, ou un hit envoyé aux radios, la chanson qui amènera le public à acheter votre musique.

Ne vous inquiétez pas des pirates pour cette chanson. Laissez le public la jouer, la copier, la partager, la donner. Soyez sûrs que si les auditeurs l'apprécient, ils payeront pour en avoir plus.

—Derek Sivers, pprésident et développeur, CD Baby et HostBaby (deUne chanson promotionnelle gratuite)


Embarquement et débarquement facile

Laissez-les s'incrire et se désinscrire sans douleur

Faites qu'il soit aussi facile que possible de s'inscrire - et de se désinscrire - à votre application.

Si je suis un client potentiel de votre application, l'inscription ne doit pas tourner à la prise de tête. Mettez un gros bouton bien visible sur chaque page de votre site marketing. Dites comme c'est facile : "De l'incription à la connexion en juste une minute"!

Vous devriez toujours inclure une version gratuite afin que vos clients puissent essayer votre application sans avoir besoin de leur numéro de carte bleue. Certains de nos concurrents demandent à vous rappeller, d'autres un rendez-vous, ou un mot de passe spécial pour essayer votre produit. A quoi ça sert ? Nous laissons tout le monde essayer nos applications quand ça leur chante et gratuitement.

Le formulaire d'inscription doit être aussi court que possible. Ne demandez pas des informations dont vous n'avez pas besoin, et mettez pas entre les mains de vos utilisateurs un formulaire long et fastidieux.

Les mêmes principes valent pour la désinscription. Ne gardez pas vos clients prisonniers de votre produit. Même si nous sommmes désolés que nos clients décident de fermer leur compte Basecamp, nous n'avons pas rendu cette action intimidante ou confuse. "Fermez mon compte" est une formule claire comme de l'eau de roche, présente sur la page mon compte du client. Pas d'email à envoyer, pas de formulaire à remplir, pas de réponses à donner.

De même, assurez-vous que vos clients peuvent repartir avec leurs données. Nous nous assurons que nos clients peuvent exporter facilement tous leurs messages et commentaires au format XML à n'importe quel moment. Ce sont leurs données, et ils doivent pouvoir en faire ce que bon leur semble.

Cela est essentiel, car en donnant à vos clients le contrôle total de leur information, vous augmentez la confiance qu'ils vous portent. Vous leur offrez un pont vers leurs données. Vous les autorisez à partir sans peine s'ils trouvent une meilleure offre. C'est une décision intelligente, et elle vous attirera leur bienveillance.

Partir sans peine

Ne prenez pas vos utilisateurs en otage. S'ils veulent partir, laissez-les rassembler tout le contenu qu'ils ont créé pendant qu'ils utilisaient votre produit et partir. Gratuitement. Vous devez laissez la porte de la grange ouverte et vous astreindre à bien servir vos clients, afin qu'ils aient envie de revenir, plutôt que d'être forcés à revenir sous la contrainte.

—Charlie O'Donnell, analyste, Union Square Ventures
(from 10 étapes vers une entreprise Web 2.0 à succès)


Les tours de passe-passe, c'est bon pour les enfants

Evitez les contrats à long terme, les frais d'inscription, etc.

Personne n'aime les contrats longue durée, les frais de rupture anticipée, les frais d'ouverture. Alors évitez-les. Nos produits sont facturés mensuellement. Il n'y a pas de contrat à signer, et les clients peuvent se désabonner à tout moment et sans frais. Et nous n'avons jamais mis de frais d'ouverture.

N'essayez pas de faire de l'argent avec des trucs de filous. Méritez-le.



Une balle en mousse

Adoucissez le coup des mauvaises nouvelles en prévenant à l'avance et en offrant une période de grâce

Vous devez communiquer une mauvaise nouvelle comme une augmentation ? Adoucissez la peine en prévenant vos clients bien à l'avance. Vous pouvez également offrir à vos clients existants une période de grâce. Ils sont le coeur de votre activité, et il faut qu'ils se sentent valorisés, pas grugés.



Promotion Chapitre 13

Un lancement hollywoodien

Aguicher, montrer en avant-première, lancer sur le marché

Si une application est mise sur le marché dans une forêt et qu'il n'y a personne pour l'utiliser, fait-elle du bruit ? La question posée est que si vous lancez votre application sans communication avant le lancement, personne ne sera au courant.

Pour pour faire monter la mayonnaise, prévoyez un lancement hollywoodien : 1) Aguicher, 2) Montrer en avant-première, et 3) Lancer sur le marché.

Aguicher

A quelques mois du grand jour, commencez à laisser des indices. Faite savoir à votre public ce sur quoi vous travaillez. Mettez en ligne un logo. Parlez du développement sur votre blog. Restez vague mais éveillez l'attention. Munissez vous également d'un site vous permettant de récolter les courriels des personnes intéressées.

A ce stade, vous devriez également commencer à séduire les gourous et les initiés. Ce sont ces personnes qui sont en première ligne. Ils sont les faiseurs d'opinion. Flattez leur vanité et leur statut de meneurs de tendances. Dites-leur qu'ils auront accès à une avant-avant-première exclusive. Si un site comme Boing Boing, Slashdot ou Digg fait référence à votre application, vous allez voir votre traffic et le nombre de vos fidèles grimper en flêche. De plus, votre rang dans Google augmentera par la même.

L'avant-première

A quelques semaines du lancement, commencez à montre des fonctions en avant-première. Donnez à votre public accès aux coulisses. Décrivez le thème de votre produit. Pour Basecamp, nous avions mis en ligne des copies d'écran et mis en exergue les rappels, les jalons et d'autres fonctionnalités.

Parlez également des idées et des principes qui gouvernent votre application. Pour Backpack, nous avions mis en ligne notre profession de foi avant le lancement. Le public s'en empara pour y réfléchir et parler de l'application.

Vous pouvez également offrir des billets VIP à un petit nombre de personnes afin qu'elles puissent commencer à utiliser l'application très tôt. Vous y gagnerez des beta testeurs, et ils gagneront l'aura particulière que chacun tire d'être un converti de la première heure.

De nouveau, encouragez votre public à s'inscrire en ligne, ce qui vous permet d'obtenir une base de données d'adresses prêtes à être utilisées lors du lancement. A chaque fois que nous lançons une application, nous avons des milliers de d'adresses électroniques prêtes à être contactées, un avantage majeur pour amorcer la pompe./p>

Lancer sur le marché

C'est l'heure du lancement. Le public peut maintenant aller dans les "salles" et voir votre application. Envoyez des courriels à ceux qui se sont inscrits. Lancez la version complète de votre site marketing. Prêchez la bonne parole autant que possible. Obtenez que des blogs référencent votre application. Ecrivez à propos de vos progrès : combien de personnes se sont inscrites ? Quelles mises à jours / améliorations avez-vous réalisées ? Montrez la dynamique du lancement et gardez le rythme.

Le compte à rebours vers le lancement

Dès que nous avons su que Bliksale allait réellement voir le jour, nous nous sommes mis à diffuser des *teasers* dans notre liste de diffusion. Ce sont ces personnes qui ont souhaité recevoir de l'information sur nos projets. Ce sont nos fans, si vous voulez. Si vous avez déjà la permission de parler à un groupe de personnes, c'est le meilleur endroit pour démarrer.

La seconde chose que nous avons faite a été de demander la permission de parler à un plus grand nombre de personnes au sujet de notre produit. A peu près six semaines avant le lancement de Blinksale, nous mettions en ligne une *teaser page* sur notre site Internet qui annonçait la venue d'une méthode plus simple pour envoyer ses factures électroniquement. Cette page donnait juste assez d'information pour faire monter l'excitation et le suspens, sans donner de détails sensibles qui devaient rester confidentiels. Nous avions mis en exergue sur cette page un formulaire d'enregistrement à notre lettre d'information, qui ne nécessitait pas d'autre saisie que l'adresse électronique (restons simple), et afin que les personnes intéressées puissent être averties du lancement du produit.

Nous avons ensuite passé le mot à une douzaine de nos amis et relations qui pensions-nous pourraient être également intéressés par notre produit, et ils commencèrent à parler de la *teaser page* sur leurs blogs et leur sites internet. En quelques jours, nous avions recueilli des milliers d'adresses pour notre liste de diffusion. Ces personnes sont extrèmement importantes - des gens qui demandent d'en savoir plus sur votre produit, et souhaitaient savoir quand serait la date de lancement.

Finalement, à peu près deux semaines avant le lancement, nous avons invité une poignée d'amis, de relations et de magnats de l'informatique à nous aider à tester la version beta de Blinksale. Cela nous a permis de mettre le produit en face de personnes qui pensaient avoir intérêt à se servir du produit, et qui pourraient nous aider à prêcher la bonne parole lors du lancement. Il est important de noter que nous n'avons forcé personne à utiliser ou à écrire à propos de notre produit. Nous voulions simplement qu'il soit vu, et que des personnes en parlent lors de son lancement. En définitive, si vous souhaitez suscuter l'intérêt de cette manière, vous feriez mieux de vous assurer que votre produit tient ses promesses. Sinon, cela sera comparable à des nuages sans pluie.

Quand le jour du lancement arriva, nous avons envoyé un courriel à notre liste de diffusion, averti nos amis bloggers, et encouragé nos beta testeurs à donner leur avis. A notre grand plaisir, notre effort fut largement payé de retour. Rapidement après le lancement, des dizaines de milliers de personnes avaient visité notre site, et des milliers s'étaient inscrits pour l'utiliser.

—Josh Williams, fondateur, Blinksale


Un site de promotion performant

Aguicher, montrer en avant-première, lancer sur le marché

Le meilleur outil de promotion reste un bon produit. Les gens se passeront le mot si votre application leur est réellement utile.

Cependant, vous avez aussi besoin d'un site de promotion de premier ordre. Que devriez-vous y mettre ? Quelques idées :



Surfez sur la vague des blogs

Ecrire dans un blog peut être plus efficace que de la publicité (et est beaucoup moins cher)

La publicité, c'est cher. Et l'évaluation de l'efficacité de tel ou tel type de publicité peut être encore plus cher que la publicité elle-même. Quand vous n'avez pas l'argent et le temps de vous offrir de la publicité, pensez à promouvoir au travers des blogs.

Commencez par créer un blog qui ne fait pas que vanter votre produit, mais qui donne également des conseils, des trucs et astuces, des liens, etc. Notre blog Signal vs Noise est lu par des milliers de lecteurs chaque semaine, grâce aux anecdotes et articles intéressants et informatifs que nous y écrivons quotidiennement.

Aussi, quand nous nous sommes mis à promouvoir notre premier produit, Basecamp, nous avons commencé par là. Nous en avons parlé sur SvN et celà à commencé à faire tâche d'huile. Des gens comme Jason Kottke, les BoingBoingers, Jim Coudal et de nombreux autres rédacteurs de blogs connus nous ont aidés à augmenter la visibilité de notre produit.

Ta-da Lists est une autre bon exemple de la puissance du marketing basé sur les blogs. Nous avons lancé Ta-da grâce à un seul article sur Signal vs Noise, et quelques semaines plus tard, notre produit avait été mentionné sur plus de 200 blogs et plus de 12000 personnes s'avaient ouvert un compte Ta-da. Le bouche à oreille pour Backpak s'est propagé encore plus rapidement. 24 heures après le lancement, plus de 10000 personnes s'étaient inscrites.



Démarchez le plus tôt possible

Obtenez du bouche à oreille et des pré-inscriptions dès que possible

Nous en avons déjà parlé mais cela vaut le coup de le redire: Montez un site sur votre produit et commencez à récolter des adresses électroniques dès que possible. Choisissez un nom de domaine et mettez-y un logo, ou peut-être une ou deux phrases qui décrivent, ou au moins donnent une idée de ce que fera votre application. Puis permettez au public de donner leur adresse électronique. Vous avez alors de quoi bâtir votre premier cercle d'utilisateurs, qui attendent d'être avertis du lancement.



Promouvoir par la formation

Partagez vos connaissances avec le monde

Quand un professeur se trouve être un des participants à Jeopardy, Alex Trebek l'accueille souvent en disant que c'est une "noble profession". Il a raison. C'est vraiment merveilleux et gratifiant de partager son savoir avec les autres. Et quand il s'agit de former les utilisateurs sur votre application, vous poursuivez deux objectifs : vous pouvez rendre à la communauté qui vous soutient et obtenir uen exposition médiatique dans le même temps.

La formation comme technique de promotion est une manière douce de diffuser votre nom - et celui de votre produit - à un public plus large. Et à la place d'une approche commerciale pure "achetez ce produit", vous attirerez l'attention en fournissant un service à forte valeur ajoutée. Cela crée un bouche à oreille positif que les techniques marketing traditionnelles ne peuvent atteindre. Et les gens que vous aurez formé deviendront vos évangélistes.

La formation peut prendre de nombreuses formes. Ecrivez des trucs et astuces sur votre site que vos lecteurs voudront partager avec d'autres. Parlez à des conférences et restez après votre intervention pour rencontrer les participants. Organisez des ateliers pour que vos fans les plus curieux puissent en apprendre davantage et vous rencontrer en personne. Donez des entretiens dans des revues. Ecrovez des articles qui donnent des informations intéressantes. Et écrivez des livres. ;)

Un exemple tiré de notre propre expérience est la Technique du Fondu Jaune, une méthode que nous avons inventée pour mettre subtilement en valeur un élément récemment modifié sur une page. Nous avons écrit un article à ce sujet sur Signal vs. Noise. Cet article fut largement repris et fut visité par des milliers de personnes (à ce jour il continue à générer un trafic élevé).

Cet article travaillait à la fois au niveau de la formation et de la promotion. Nous avions tiré une leçon, et de nombreuses persones qui n'auraient jamais entendu parlé de nos produits y furent confrontés au travers de cet article. Un autre exemple : pendant le développement de Ruby on Rails, nous avons décidé de rendre libre cette infrastructure. Cela se révéla fructueux. Nous avons redonné quelque chose à la communauté, gagné la bienveillance de nos pairs, obtenu la reconnaissance du travail de notre équipe, recueilli des retours intéressants, et avons commencé à recevoir des correctifs et des contributions de développeurs du monde entier.

La formation, c'est du karma positif. Vous payez par avance. Vous aidez les autres. Vous obtenez une saine promotion. Vous pouvez même profiter d'une certaine reconnaissance. Alors, que savez-vous que le monde voudrait apprendre ?

Payez par avance

La section articles et trucs et astuces de notre blog est l'une des parties les plus populaires de notre site. Transmettre nos connaissances au sujet du marketing par courriel permet à nos clients de tirer le meilleur parti de notre application. S'il peuvent ensuite apporter un meilleur service à leurs propres clients, alors ils feront probablement plus d'affaires, ce qui en retour nous donnera plus de travail, tout le monde s'y retrouve.

Le partage de notre savoir-faire nous a aussi permis de nous positionner en temps qu'experts de l'industrie et a renforcé notre relation aves nos clients existants. Ils savent que nous portons attention à la qualité de leur travail. Enfin, nous obtenons un trafic important venant de moteurs de recherche ou de blogs qui partagent nos articles avec leurs lecteurs. Ces personnes n'auraient jamais entendu parlé de notre application si nous n'avions pas écrit nos articles.

—David Greiner, fondateur, Campaign Monitor


Un festin de fonctionnalités

Ils en redemandent, alors servez-les

Des fonctionnalités nouvelles ou intéressantes sont un bon moyen de génerer du bouche à oreille pour votre application. Les groupes d'utilisateurs se repaissent des nouvelles fonctionnalités et les régurgitent à destination de la communauté. D'accord, la métaphore est osée, mais vous comprenez le mécanisme.

Par exemple, en utilisant Ruby on Rails, une nouvelle plateforme de développement, nous avons attiré l'attention de la communauté des développeurs et généré un intérêt soutenue pour notre application Basecamp.

Les éléments en Ajax que nous avons utilisés dans nos applications a aussi été à l'origine d'un bouche à oreille important, et a même amené le magazine Business 2.0 à désigner 37signals comme un "acteur clé d'Ajax", à coté de monstres comme Google, Yahoo, Microsoft et Amazon

Un autre exemple : Les bloggers remarquèrent le support des flux RSS dans Basecamp, en étant l'un des premiers exemples appliqué d'utilisation du RSS.

L'intégration iCal, qui semblait une fonctionnalité mineure, nous a amené des articles sur de très nombreux sites consacrés au Mac, qui n'auraient normalement jamais parlé de notre application.

Les petites équipes tiennent la corde pour intégrer des nouvelles idées dans le logiciel. Tandis que les grandes sociétés sont confrontées aux goulets d'étranglement de leur bureaucratie, vous pouvez rapidement implémenter de nouvelles idées et en obtenir reconnaissance.

Surfer sur l'écume de la vague des technologies du jour permet d'obtenir une bouche à oreille efficace et peu onéreux.Cela dit, n'allez pas ajouter la dernière des plus obscures technologies simplement pour attirer l'attention. Mais si vous utilisez des technologies nouvelles ou dignes d'intérêt, allez-y et soulignez-le aux groupes d'utilisateurs.



Tracez vos journaux système

Etudiez vos journaux système pour tracer l'intérêt

Vous avez besoin de savoir qui parle de vous. Vérifiez vos journaux système et trouvez d'où viennent vos visiteurs. Qui fait des liens vers votre site ? Qui vous admire ? Quels blogs référencés sur Technorati, Blogdex, Feedster, Del.icio.us ou Daypop sont sur vos traces ?

Trouvez ces réponses et faites sentir votre présence. Laissez des commentaires sur ces blogs. Remerciez vos visiteurs d'avoir mis des liens vers votre site. Demandez-leurs s'ils souhaitent être inclus dans votre liste de diffusion afin d'être parmi les premiers à être avertis des prochaines versions, mises à jour, etc. Recoltez des critiques positives et regroupez-les sur une page spéciale de votre site. Les témoignages d'utilisateurs sont une bonne façon de promouvoir votre application, car les éloges venant de tiers sont plus crédibles pour la majorité des personnes.

Si certains commentaires sont négatifs, prêtez-y une attention équivalente. Montrez que vous êtes à l'écoute. Répondez posément aux critiques. Quelque chose comme : "Nous apprécions votre contribution mais voici pourquoi nous l'avons fait de cette manière..." ou "Vous soulevez un point intéressant, nous travaillons sur cette amélioration". Vous adoucirez les critiques et associerez un visage humain à votre application. C'est incroyable de voir comment un commentaire bien pensé sur un blog peut dissoudre les aspects négatifs et même faire passer vos détracteurs dans le camp de vos évangélistes.



Ventes additionnelles en ligne

Faites la promotion des possibilités de montée en gamme à l'intérieur de l'application

Tout le monde sait faire l'article sur une site promotionnel. Mais la vente ne doit pas s'arrêter là. Si vous avez une gamme de prix segmentée (ou une version gratuite de votre application), n'oubliez pas de de rappeler les possibilités montée en gamme à l'intérieur de votre produit.

Dites aux utilisateurs qu'ils peuvent supprimer des limitations en montant en gamme. Par exemple dans Basecamp, vous ne pouvez pas déposer de fichiers si vous avez un compte gratuit. Quand un utilisateur essaie de déposer un fichier, nous ne faisons pas que l'en empêcher. Nous lui expliquons pourquoi le dépôt de fichiers n'est pas possible, et l'encourageons à passer à la version payante, et lui expliquons pourquoi c'est une bonne idée. Nous utilisons la même approche pour inciter nos clients à monter en gamme quand ils arrivent aux limites de leur abonnement actuel.

Vos clients représentent la meilleure opprotunité de vente. Ne soyez pas timides, obtenez des ventes récurrentes des gens qui connaissent et utilisent déjà vos produits.



Le nom, c'est l'hameçon

Donnez à votre application un nom facile à retenir

Une des grandes erreurs que de nombreuses personnes font est de croire que le nom de leur application doit être ultra-descriptif. Ne vous échinez pas à trouver un nom qui représente parfaitement le but de vos outils. Cela ne peut vous mener qu'à des noms génériques, vite oubliés. Basecamp est une meilleur nom que Centre de Gestion de Projet, ou ExpressProjet. WriteBoard est est meilleur que CollaborEdition.

D'autre part, ne choisissez votre nom en organisant des groupes de travail ou des comités. Choisissez un nom qui soit court, accrocheur et facile à retenir et partez avec.

Et ne vous angoissez pas parce que vous ne pouvez pas obtenir le nom de domaine exact que vous souhaitez. Vous pouvez faire preuve de créativité et vous en rapprocher en ajoutant quelques lettres (par exemple backpackit.com ou campfirenow.com).

Faites simple

Pourquoi l'industrie de l'informatique ne comprend-elle pas que des noms accrocheurs et qui s'expliquent d'eux-mêmes leurs seraient en définitive bénéfiques de la même façon ? Ils vendraient plus de leurs produits, parce qu'ils ne rebuteraient pas les consommateurs qui pensent qu'ils sont tenus à l'écart du club des gourous du high-tech par une poignée d'ingénieurs suffisants. La technologie se diffuserait également plus vite. Le nouveau produit serait plus facile à décrire, plus facile à utilisr et plus facile à acheter, ce qui, pour les entreprises, signifie plus facile à vendre.

—David Pogue, chroniqueur, New York Times (dans Qu'y a-til derrière le nom d'un produit?)


Support chapter 14

Compatissez à leur douleur

Faites tomber les barrières entre le support et le développement

Dans le monde de la restauration, il y a un fossé entre ceux qui travaillent en cuisine et ceux qui reçoivent les clients en salle. Il est essentiel que les deux parties se comprennent ressentent de l'empathie l'une pour l'autre. C'est ainsi que de nombreuses écoles hotelières et restaurants mettent leurs cuisiniers comme serveurs, pour qu'ils puissent rencontrer les clients et voir la réalité du travail en salle.

De nombreux éditeurs de logiciel connaissent pareille schizophrénie. Les créatifs et les programmeurs travaillent à la 'cuisine', alors que le support gère les clients. Malheureusement, celà implique que les 'chefs' du logiciel n'entendent jamais ce que les clients ont à dire. C'est regrettable car le meilleur moyen de connaître les forces et les faiblesses de votre logiciel, c'est encore d'écouter les utilisateurs.

La solution ? Evitez d'ériger des barrières entre vos clients et l'équipe de développement et de conception. N'externalisez pas le support aux utilisateurs à un centre d'appel ou une société tierce. Assurez le support vous-même. Vous et votre équipe devriez savoir ce que vos clients disent. Quand vos utilisateurs sont ennuyés, vous devez le savoir. Vous devez écouter leurs plaintes. Vous devez vous aussi être ennuyé.

Chez 37signals, tous les courriels arrivant au support sont traités personnellement par les gens qui développent l'application. Pourquoi ? Tout d'abord, celà permet d'apporter un meilleur support à nos clients. Ils reçoivent une réponse directement de quelqu'un qui a développé l'application. Ensuite, celà nous permet de rester en contact avec les gens qui utilisent nos produits, et avec les problèmes qu'ils rencontrent. Quand ils sont frustrés, nous le sommes aussi. Nous pouvons dire "nous comprenons votre douleur" and le penser réellement.

Il peut être tentant de s'appuyer sur des analyses statistiques pour identifier les endroits à problèmes. Mais les statistiques ne parlent pas autant que les voix. Vous devez éliminer autant que faire se peut les tampons entre vous et les véritables voix de vos clients.

Le front, c'est là où l'action se passe. Allez y. Demandez à vos chefs de travailler en salle. Lisez les courriels de vos clients, entendez leur frustration, écoutez leurs suggestions et tirez-en des leçons.

Supprimez les intermédiaires

A peu près tout le développement, le support et le marketing de Campaign Monitor est assuré par deux personnes. Même si nous sommes un jour forcés d'agrandir l'équipe, nous ne séparerons jamais le support du développement. En répondant personnellement à chaque demande, nous nous obligeons à nous mettre à la place des clients et à voir les choses de leur point de vue.

Il est essentiel de comprendre pourquoi un client exprime un besoin, et pas simplement ce qu'il demande. Cette connaissance du contexte impacte directement notre façons de concevoir les améliorations. C'est beaucoup plus facile de donner à vos clients ce qu'ils demandent quand vos oreilles sont grandes ouvertes.

J'ai discuté de cette organisation avec de nombreuses personnes, et leur première réaction est souvent "ne devriez-vous pas embaucher un débutant pour assurer le support ?". Mettez-vous à la place de vos clients. Si vous souhaitez que votre steak soit cuit comme vous l'aimez, prefereriez-vous en parler au serveur ou au chef qui va le cuire ?

—David Greiner, fondateur, Campaign Monitor


Zéro formation

Prévoyez une aide en ligne et des foires aux questions afin que votre produit ne nécessite ni manuel ni formation

Vous n'avez pas besoin d'un manuel pour utiliser Yahoo, Google ou Amazon. Alors pourquoi ne pouvez-vous pas développer une application qui s'utilise sans manuel ? Efforcez-vous de construire des outils qui ne nécessitent pas de formation.

Comment y arriver ? Eh bien, comme nous l'avons déjà dit, commencez par faire simple. Moins votre application est complexe, moins vous aurez besoin d'assister vos utilisateurs. Ensuite, une bonne façon d'éviter le recours au support est d'utiliser l'aide en ligne et les foires aux questions là où celà peut paraître utile.

Par exemple, nous offrons un support préventif sur l'écran qui permet aux utilisateurs de déposer leur logo sur Basecamp. Certains de nos utilisateurs recontraient un problème qui les amenaient à voir leur ancien logo, en raison de la gestion du cache. Aussi, nous avons ajouté à coté du texte "Déposer votre logo" un lien vers une foire aux questions qui leur indiquait comment forcer la mise à jour du cache dans leur navigateur, afin de voir le nouveau logo. Avant la mise en place de ce lien, nous recevions 5 courriels par jour sur cette question ; depuis, plus aucun.



Répondez rapidement

Une réponse rapide aux questions reçues doit être une priorité absolue

Les clients s'illuminent lorsque vous répondez rapidement à leurs questions. Ils sont tellement habitués à des réponses toutes faites qui arrivent après des jours d'attente (quand elles arrivent) que vous pouvez réellement faire la différence avec vos concurrents en offrant des réponses pertinentes le plus vite possible. Pendant les heures de bureaux, nous répondons à 90% des courriels adressés au support dans les 90 minutes - et souvent dans la demi-heure. Et nos clients adorent.

Même si vous n'avez pas la réponse parfaite, dites quelque chose. Vous pouvez vous attirer la bienveillance de vos clients grâce à une réponse honnête, ouverte et rapide. Si un client se plaint d'un problème qui ne peut être réglé immédiatement, répondez quelque chose comme "nous sommes conscients du problème et nous avons prévu d'y apporter prochainement une réponse". C'est un bon moyen de deminer une situation potentiellement négative.

Les clients apprécient les réponses directes, et passeront souvent de la colère à la politesse si vous répondez rapidement et allez droit au but.

Une armée d'individus

Comment une petite équipe avec seulement trois développeurs peut elle créer un produit innovant et se battre avec les gros poissons ? La réponse, c'est d'enrôler une armée d'individus.

Ayez en tête depuis le jour 1 que vos clients sont votre actif le plus important et qu'ils sont absoluement essentiels à votre succès à long terme, alors traitez la communauté de vos utilisateurs comme des rois. Le moyen de ne pas se faire manger est de commencer petit et de prêter attention à chacun de vos clients.

Ce sont vos clients qui vous alerteront les premiers des bogues, les premiers qui vous alerteront sur des besoins qui ne sont pas encore satisfaits, et ce sont vos premiers clients qui porteront haut votre étendard et diffuseront vos messages.

Cela ne sous-entend pas que votre produit doit être parfait au moment du lancement. Au contraire, mettez le à jour fréquemment et commencez le plus tôt possible. Cependant, lorsque vos utilisateurs vous signalent un bogue, prenez la peine de leur répondre rapidement en les remerciant de leur contribution.

Les clients n'attendent pas que votre produit soit parfait ni que toutes les fonctionnalités soient implémentées. Par contre, vos clients attendent que vous soyez à l'écoute et que vous les entendiez, alors montrez leurs qu'ils sont importants. C'est un des secteurs où la plupart des grandes sociétés sont déficientes, alors faites croître le sens de la communauté dès que possible.

Chez Blinklist, nous répondons dans l'heure à chaque courriel d'un client (sauf s'il arrive que nous soyons couchés). Nous avons également un forum en ligne, et nous nous assurons que chaque contribution soit reconnue.

Dans le même ordre d'idée, tous nos développeurs reçoivent les retours des utilisateurs, et participent activement aux forums de discussions en ligne. Nous construisons de la sorte, lentement mais sûrement, une communauté active et loyale d'utilisateurs de Blinklist.

—Michael Reining, co-fondateur, MindValley & Blinklist


L'amour vache

Soyez prêts à dire non à vos clients

En ce qui concerne les demandes de fonctionnalités, le client n'a pas toujours raison. Si nous avions ajouté toutes les fonctionnalités demandées par nos clients, personne n'aurait voulu de nos produits.

Si nous avions obéi à chaque caprice de nos clients, Basecamp serait doté : d'une gestion du temps complète, d'un module facturation, de la planification des réunions, d'un calendrier, d'un système de hiérarchisation des tâches, d'une messagerie instantanée, d'un wiki, et de tout-ce-que-vous-pouvez-imaginer.

Et pourtant, ce qui arrive en tête de nos enquêtes clients c'est de garder Basecamp simple.

Voici un autre exemple : En dépit de quelques plaintes, nous avons décidé de ne pas supporter IE5 dans nos produits. Nous nous coupions de 7% du marché. Mais nous avons décidé qu'il était plus important de s'occuper des 93% qui restait. Corriger les bogues et passer du temps à tester pour IE5, le jeu n'en valait pas la chandelle. Nous avons préféré faire un meilleur produit pour le reste du marché.

En tant qu'éditeur de logiciels, vous devez filtrer les demandes. Chaque nouvelle suggestion n'est pas forcément une bonne idée. Nous prêtons attention à toutes les demandes, mais le client n'a pas toujours raison. A certains moments, vous devrez envoyer paître certains de vos clients. C'est la vie (En français dans le texte - NDT)

De la même manière, vous devez, en tant qu'éditeur, aimer votre produit. Et vous n'aimerez pas votre produit s'il est composé de fonctions avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord. Encore une bonne raison de mettre un véto aux demandes des clients que vous ne jugez pas justifiées.



En bon(ne) forum

Utilisez les forums et les chats pour aider vos clients à s'entraider

Les forums et les chats en ligne sont une bonne façon pour les utiisateurs de poser leurs questions et de s'entraider. En éliminant l'intermédiaire - c'est à dire vous - vous ouvrez un canal de communication informel, et économisez vos efforts dans le même temps.

Dans les forums consacrés à nos produits, les clients envoient des trucs et astuces, des demandes de fonctionnalités, des témoignages et plus encore. Nous nous connectons de temps en temps pour offrir notre aide, mais les forums sont principalement destiné à ce que les utilisateurs s'entraident et partagent leur expérience du produit.

Vous serez surpris de voir comme les clients sont prêts à s'aider l'un l'autre.



Rendez publics vos problèmes

Publiez les mauvaises nouvelles pour vous en débarrasser.

Si quelque chose va mal, dites-le. Même si vos clients ne s'en étaient pas aperçus.

Par exemple, Besecamp a connu une panne de quelques heures au milieu de la nuit. 99% de nos clients ne s'en sont pas aperçu, mais nous avons quand même annoncé cette interruption inopinée sur notre blog Everything Basecamp. Nous avons pensé que nos clients méritaient de savoir.

Voici un exemple de ce que nous écrivons quand quelque chose va mal : "Nous nous excusons pour l'interruption du service de ce matin - nous avons eu un problème avec la base de données qui a occasionné des problèmes de performance et la coupure du service à certains utilisateurs. Nous avons corrigé le problème et prenons des mesures pour que cela ne se reproduise plus. Encore merci de votre patiance, et encore une fois, mille excuses pour cette interruption."

Soyez aussi ouverts, honnêtes et transparents que possible. Ne dissimulez pas et ne vous cachez pas derrière un écran de fumée. Un client averti est votre meilleur client. De plus, vous comprendrez que la plupart de vos problèmes ne sont pas aussi graves que cela dans l'esprit de vos clients. Les clients sont généralement prêts à vous laisser un temps de respiration tant qu'il savent que vous êtes honnête avec eux.

Une note au sujet de l'affichage des nouvelles, bonnes et mauvaises : quand arrivent de mauvaises nouvelles, diffusez-les rapidement. Au contraire, publiez les bonnes nouvelles lentement. Si vous pouvez prolonger les bonnes ondes, faites-le.

Soyez rapide, direct et honnête

Cela peut paraître étrange, mais le meilleurs des scénarios, c'est quand l'entreprise elle-même prévient des mauvaises nouvelles. C'est une position active, qui évite à votre entreprise d'être mise en difficulté et sur la défensive.

—Greg Sherwin, Vice Président de Application Technology, CNET, and Emily Avila, Principal, Calypso Communications (de A Primer for Crisis PR)


Après le lancementchapter 15

Un mois de réglages

Mettez en ligne une mise à jour majeure 30 jours après le lancement

Une mise à jour rapide entretient la dynamique. Cela montre que vous êtes à l'écoute. Que vous avez plus d'un tour dans votre sac. Cela vous offre une seconde vague de d'agitation médiatique. Cela confirme ls premières bonnes impressions. Cela vous donne un sujet de communication pour vous et pour vos fidèles.

Savoir qu'une mise à jour interviendra rapidement vous permet de mettre l'accent sur les composants les plus cruciaux avant le lancement. Au lieu d'essayer de rajouter quelques dernières fonctionnalités, vous pouvez commencer par perfectionner les fonctionnalités principales. Vous pouvez ensuite diffuser le produit dans le monde réel. Une fois mise en ligne, vous aurez des retours clients et vous saurez à quels aspects de votre produit vous devrez ensuite vous consacrer.

Cette politique des petits pas a bien marché pour Backpack. Nous avns lancé le produit de base en premier, puis quelques semaines plus tard, avons ajouté des fonctionnalités comme Backpack Mobile pour assistants personnels et la gestion des étiquettes, parce que ces fonctionnalités étaient les plus demandées par os clients.



Continuez à communiquer sur votre blog

Montrez que votre produit est toujours vivant en continuant à communiquer sur les développement en cours.

Ne vous arrêtez pas de communiquer sur votre blog après le lancement. Montrez que votre produit est bien vivant en gardant un blog dédié que vous mettrez à jour fréquemment (au moins chaque semaine, plus si vous le pouvez).

Ce que vous devez inclure :

Un blog ne fait pas que montrer que votre application est vivante, cela rend votre entreprise plus humaine. De nouveau, n'hésitez pas à conserver un ton amical et personnel. Souvent, les petites équipes s'imaginent qu'elles doivent sonner comme les grosses et ultra-professionnelles en permanence. C'est presque le pendant entreprise du complexe de Napoléon. N'ayez pas peur de sonner petit. Montrez que vous pouvez parler à vos clients comme un ami.

Il est vivant

Un blog produit mis à jour fréquemment est le meilleur indicateur d'une application web en plein développement, qu'elle est appréciée et qu'il y a de la lumière au bureau. Un blog produit abandonné est le signe d'un produit abandonné, et témoigne de l'assoupissement des personnes à la barre.

N'interrompez pas le fil de la discussion avec vos utilisateurs sur votre blog produit, et soyez transparents et exhaustifs dans l'information que vous fournissez. Laissez transparaître la profession de foi de votre entreprise. Référencez vos concurrents et discutez leurs produits ouvertement. Donnez des indices sur les fonctionnalités en cours de développement, et offrez la possibilité de commenter vos articles.

Un produit vivant parle et écoute ses utilisateurs. Un blog produit constamment mis à jour améliore la transparence, le sens de la communauté et la fidélité à votre marque. Cette publicité supplémentaire et gratuite est un vrai plus.

En tant que rédactrice à Lifehacker, j'analyse en permanence les blogs des applications web que j'apprécie - comme les blogs produits de Google, Flickr, Yahoo, del.icio.us et 37signals. Il y a bien plus de chance que je parle d'eux que des applications qui envoient des communiqués de presse univoques sortant de nulle part, et ne développent pas une communication ouverte avec les utilisateurs et leurs fidèles.

—Gina Trapani, développeur web et rédactrice de Lifehacker, le guide de la productivité et des logiciels


Meilleur, pas béta

N'utiliser pas la "béta" comme bouc-émissaire

Ces jours-ci, on a l'impression que tout est en version béta pour l'éternité. Une version béta interminable informe vos clients que vous n'êtes pas vraiment prêts à mettre en ligne un produit fini. Ca dit "vous pouvez l'utiliser, mais si ce n'est pas parfait, ce n'est pas notre faute".

Une version beta fait passer la patate chaude à vos clients. Si vous n'avez pas suffisamment confiance dans votre version, comment pouvez-vous attendre que le public le soit ? Les version bétas privées sont utilies, les bétas publiques sont une connerie. Si ce n'est pas assez bon pour le public, ne le mettez pas entre les mains de vos clients.

N'attendez pas que votre produit atteigne la perfection. Ce moment n'arrivera pas. Prenez la responsabilité de ce que vous mettez en ligne. Poussez le et appelez-le version. Dans le cas contraire, vous cherchez simplement à vous couvrir.

Beta ne veut rien dire

Vous pouvez en vouloir à Google et aux autres pour avoir créé cette mode. A l'heure actuelle, les utilisateurs ont été habitués par la communauté des développeurs à penser que "béta" ne veut rien dire en fait.

—Mary Hodder, Architecte de l'information et conceptrice en interaction (de The Definition of Beta)

En permanence

Est-ce que je me fais des idées, ou sommes-nous tous en version béta en permanence ?

—Jim Coudal, fondateur, Coudal Partners


Tous les bogues ne sont pas créés égaux

Hiérarchisez vos bogues (et vous pouvez même en ignorer certains)

Ce n'est pas parce que vous avez découvert un bogue dans votre produit que vous devez vous mettre à paniquer. Tous les logiciels ont des bogues, c'est une des choses de la vie.

Vous n'avez pas besoin de corriger chaque bogue immédiatement. La plupart des bogues sont irritants, mais pas destructeurs. L'irritation peut être tempérée pendant un temps. Les bogues qui entraînent des défauts d'aspect ou d'autres désagréments mineurs peuvent être temporairement mis de coté sans problèmes. Par contre, si un bogue détruit votre pase de données, il est évident que vous devez le corriger immédiatement.

Hiérarchisez les bogues. Combien de personnes sont-elles concernées ? Quelle est la gravité du problème ? Le bogue doit-il être traité immédiatement ou peut-il attendre ? Que pouvez-vous faire maintenant qui aura le plus grand impact sur le nombre le plus élevé de personnes ? Souvent, il est plus important d'ajouter une fonctionnalité nouvelle que de corriger un bogue existant.

Rappelez-vous ce que nous avons dit plus haut sur l'importance de l'honnêteté. Si les clients se plaignent d'un bug, soyez direct. Dites-leur que vous avez pris note du problème et que vous vous en occupez. S'il ne doit pas être corrigé immédiatement, dites pourquoi et expliquez que vous vous concentrez sur des aspects du produit qu concernent un plus grand nombre d'utilisateurs. L'honnêteté est la meilleure des stratégies.



Chevauchez la tempête

Attendez que les réctions épidermiques aux changements s'atténuent avant d'agir

On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs. Quand vous introduirez une nouvelle fonction, un changement de contrat ou que vous supprimerez quelque chose, vous serez submergés par des réactions épidermiques, et pour la plupart négatives.

Résistez à l'affolement et ne changez pas votre fusil d'épaule pour y répondre. Les passions se déchaînent au début. Mais si vous passez cette période initiale de 24 ou 48 heures, généralement les choses se calment. La plupart des gens répondent sans avoir vraiment fait le tour de ce que vous venez d'ajouter (ou appris à se passer de ce que vous avez enlevé). Alors prenez du recul, laissez venir et ne bougez pas avant qu'un peu d'eau soit passé sous les ponts. Vous serz alors à même d'offrir une réponse plus posée.

Rappelez-vous également que les réactions négatives sont presque toujours exprimées plus fortement et avec plus de passion que les réactions positives. En fait, il est possible que vous n'entendiez que des critiques alors que la majorité de vos utilisateurs est satisfaite du changement. Veillez à ne pas revenir en arrière sur une décision nécessaire mais controversée.



Restez au niveau de vos concurrents

Abonnez-vous aux fils d'information qui parlent de la concurrence

Abonnez-vous aux fils d'information qui parlent aussi bien de votre produit que de la concurrence (il est toujours sage de connaître les pratiques de son ennemi). Utilisez des services comme PubSub, Technorati, Feedster et d'autres pour rester informés (utilisez comme mots-clés le nom du produit et de la société). Grâce au fils d'information, ces informations en constant changement vous serons diffusées en permanence, ce qui vous permettra de garder la cadence.



Attention au monstre boursoufflé

Mature ne veut pas dire plus compliqué

Au fil du temps, n'hésitez pas à résister à la boursoufflure. Vous serez tentés de passer à la vitesse supérieure. Mais ce n'est pas une fatalité. Ce n'est pas parce qu'une application est plus ancienne et plus mûre qu'elle doit devenir plus compliquée.

Votre application n'a pas besoin de devenir un stylo d'outre-espace qui écrit au plafond. Parfois, il suffit d'être un crayon. Elle n'a pas besoin de devenir un couteau suisse. Elle peut simplement être un tournevis. Vous n'avez pas besoin de construire une montre de plongée étanche à 5000 mètres si vos clients sont des terriens qui souhaitent juste savoir l'heure.

N'en rajoutez pas pour le plaisir d'en rajouter. C'est comme ça que les applications deviennent boursoufflées.

Nouveau n'égale pas toujours amélioré. Parfois, il peut être temps de laisser le produit telle qu'il est.

C'est un des principaux avantages des services internet par rapport aux applications du poste de travail. Les éditeurs de logiciels traditionnels comme Adobe, Intuit ou Microsoft doivent vous vendre de nouvelles versions chaque année. Et comme ils ne peuvent pas vous vendre le même produit chaque année, il doivent justifier cet achat en ajoutant de nouvelles fonctionnalités. C'est ici que la boursoufflure commence.

Avec des services internet basés sur un modèle d'abonnement, les clients payent chaque mois une redevance pour utiliser votre application. Il n'est pas besoin de survendre en ajoutant de plus en plus de fonctions, il suffit que vous fournissiez une service dont la valeur soit constante.



Suivez le courant

Soyez ouverts à de nouveaux horizons et à des changements de direction

Une des beautés d'une application web c'est sa fluidité. Pas besoin de l'emballer, de l'expédier, et d'attendre ensuite des années avant une nouvelle version. Vous pouvez la modifier et la régler en marchant. Soyez prêts à reconnaître que votre première idée n'était pas forcément la bonne.

Voyez Flickr. Au début, c'était un jeu multi-joueurs en ligne appelé le Jeu Sans Fin. Ses concepteurs se sont vite rendu compte que ses fonctions de partage de photos constituaient un produit plus crédible que le jeu lui-même (qui fut en définitive abandonné). Soyez prêts à admettre vos erreurs et à changer de cap.

Ayez l'esprit surfer. Surveillez l'océan. Trouvez où les grosses vagues déferlent et agissez en conséquence.



Conclusion chapitre 16

Démarrez vos moteurs

Prêts!

D'accord, vous êtes prêt. Vous avez décidé de passer à la réalité avec votre application. Il n'a ajamais été aussi facile de créer de bons logiciels avec peu de ressources. Avec la bonne idée, de la passion, du temps et du talent, le ciel est votre limite.

Quelques pensées en conclusion :

Réalisation

Tout le monde peut lire un livre. Tout le monde peut avoir une idée. Tout le monde a un cousin qui est concepteur web. Tout le monde peut écrire dans un blog. Tout le monde peut embaucher quelqu'un pour écrire du code.

La différence entre vous et tous les autres résidera dans la manière dont vous réaliserez. La clé du succès tient à une très bonne réalisation.

Dans le domaine du logiciel, cela signifie faire correctement pas mal de choses. Vous ne pouvez pas vous contenter de savoir écrire, puis échouer à tenir les promesses de votre prose. Une conception intelligente de l'interface ne vous servira à rien si votre code est plein de rustines. Un bon produit n'a pas de valeur si personne n'en entend jamais parler. Pour réussir, vous devez combiner tous ces éléments.

L'équilibre est fondamental. Si vous penchez trop dans un sens, vous vous allez à l'échec. Traquez vos points faibles en permanence, et astreignez-vous à les remettre à niveau.

L'équipe

Il faut insister encore sur l'ingrédient principal pour construire une application web à succès : votre équipe. Toutes vos merveilleuses idées n'auront que peu d'importance si vous n'avez pas les bonnes personnes à bord pour les concrétiser.

Il faut des gens passionnés par ce qu'ils font. Des gens qui s'intéressent à leur métier - et le considèrent comme un artisanat. Des gens qui s'enorgueillissent de leur travail, au delà des considérations matérielles. Des gens qui vont jusque dans le moindre détail, même si 95% des utilisateurs ne feront pas la différence. Des gens qui veulent faire quelque chose de grand, et ne se satisferont pas à moins. Des gens qui ont besoin des gens. D'accord pour retirer cette pernière phrase, mais nous ne résistons pas à citer Barbra Streisand. De toute façon, quand vous les aurez trouvez, ne les lâchez pas. En fin de compte, les gens impliqués sur votre projet en conditionneront la réussite ou l'échec - et celui de votre entreprise.

Plus que du logiciel

Notez que le concept de Getting Real ne s'applique pas qu'à la réalisation d'une application web. Une fois que vous en avez saisi les principes, vous verrez que vous pouvez les appliquer à bien d'autres domaines. Quelques exemples :

  • Les commandos d'élite, comme les Bérets Verts ou les Seals (phoques ;-) - NDT) de la Marine utilisent des petites équipes et un positionnement rapide pour remplir des missions que les autres unités sont trop grosses ou trop lentes pour prendre en charge.
  • Les White Stripes s'appuient sur les contraintes en proposant une formule simple : deux personnes, des chansons simples, des percussions enfantines, peu de temps en studio, etc.
  • L'Ipod d'Apple se différencie de la concurrence en n'offrant pas des fonctionnalités comme la radio FM ou l'enregistrement vocal.
  • Les pénalités vite jouées au football américain permettent de gagner du terrain en éliminant la "bureaucratie" des engagements et des annonces de tactiques.
  • Rachel Ray base ses livres de cuisine et émissions de télé à succès sur le concept de "menus en 30 minutes".
  • Ernest Hemingway et Raymond Carver utilisent un langage simple et clair, à l'impact maximum.
  • Shakespeare a repoussé les limites des sonnets, poèmes lyriques de quatorze vers.
  • Etc, etc.

Bien sûr, Getting Real s'intéresse à la création de bons logiciels. Mais il n'y a pas de raison de s'arrêter là. Prenez ces idées et essayez de les appliquer à d'autres aspects de votre vie. Vous pourriez obtenir quelques résultats sympathiques.

Restez en contact

Dites-nous comment Getting Real marche pour vous. Envoyez nous un email à gettingreal [at] 37signals [dot] com.

N'oubliez pas non plus de rester au courant des dernières offres de 37signals en visitant Signal vs Noise, notre blog à propos de Getting Real, de l'ergonomie, du design et d'un tas d'autres choses.

Merci pour la lecture et bonne chance !



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Traduction

Merci aux traducteurs suivants: Rémi Guyot (Sécurité Solaire). Emmanuel Netter (cplusn&associés) enetter[at]cplusn[dot]com.

Le reste de ce livre n'est pas encore traduit en français. Contactez-nous via email si vous souhaitez participer à la traduction. Le livre complet est disponible en anglais.